Coopération scientifique et universitaire de l'Ambassade de France en Autriche L'Autriche en quelques chiffres, du point de vue scientifique et universitaire
1.1) Une priorité politique - un financement en augmentation
Depuis une dizaine d'années, l'investissement est croissant dans la recherche en Autriche: - 2,66 du PNB en 2008 et 2,73 (estimation) en 2009; troisième position européenne après la Suède et la Finlande. Objectif 2020 : 4% du PNB. - effort national en R&D de 7,5 Md d'Euros: 36% par le secteur public, 64% par le secteur privé. - tableau de bord européen de l'innovation (TBEI) 2009: l'Autriche est à la 6ème place des pays européens les plus innovants, devant la France (10ème) et au-dessus la moyenne européenne. Objectif 2020, accéder à la 3ème place.
1.2) Les acteurs
Le nombre d'employés dans la R&D est de 70.000 (ou 49400 ETP) ; le ratio nombre de chercheurs / population active est de 6,1 pour mille ce qui est sensiblement équivalent à la moyenne européenne. Le secteur universitaire est prépondérant dans la recherche publique (80% des chercheurs du public). On compte trois organismes nationaux de recherche extra-universitaire : l'Austrian Institute of Technology (900 chercheurs), l'Académie des Sciences (1000 chercheurs) et l'entreprise publique Joanneum Research (350 employés). 2/3 des chercheurs travaillent dans le secteur privé, essentiellement pour des PME mais aussi pour quelques grands groupes (Siemens).
1.3) Une recherche fondamentale de qualité mais une priorité politique à la recherche appliquée
18% de la recherche en Autriche est fondamentale, essentiellement mise en oeuvre par les universités (80%) et par l'Académie des Sciences. L'Autriche est reconnue pour la qualité de cette recherche, notamment en physique, biologie moléculaire, chimie, mathématiques et médecine. Mais l'orientation de la politique de recherche favorise depuis quelques années la recherche appliquée. Il existe, à ce niveau, de nombreux domaines de compétence: les matériaux (contribution à l'aéronautique et l'aérospatiale), la mécanique (automobile), les sciences de la vie (médecine, biologie moléculaire), l'environnement, les mathématiques appliquées et les technologies de l'information.
1.4) Une coopération européenne efficace
Résultats très positifs au 6ème et 7ème PCRD (les chercheurs autrichiens participent déjà à 715 projets européens, recevant presque 300 millions d'euros du 7ème PCRD). L'Autriche se veut être un acteur enthousiaste de la construction de l'Espace Européen de la Recherche, très intéressée par la coopération scientifique et technologique avec d'autre pays, notamment en matière de "Programmation conjointe" et des initiatives de l'Institut de technologie et d'innovation (EIT).
1.5) Pourquoi coopérer avec l'Autriche - priorités de notre coopération bilatérale
L'Autriche est intéressante pour la France du fait de: - sa participation croissante aux programmes européens - les nombreux partenariats existants avec les pays d'Europe centrale - un savoir-faire croissant en innovation
Les priorités du service sont la coopération entre agences nationales de financement de la recherche et entre structures dédiées à l'innovation et la compétitivité ainsi qu'une participation renforcée franco-autrichienne dans les programmes du 7ème Programme cadre pour la recherche et le développement technologique (PCRDT) et de l'Institut européen de technologie (EIT).
2) Coopération universitaire
2.1) Les universités et Fachhochschulen (2008/2009)
Le nombre d'étudiants dans l'enseignement supérieur autrichien est de 290.000 dont 16% d'étrangers.
Les structures de l'enseignement supérieur se divisent en: - 21 universités pluridisciplinaires (240.000 étudiants) - 18 universités des sciences appliquées ou Fachhochschulen (FH) (34.000 étudiants) - 11 universités privées (5000 étudiants) - 14 Pedagogische Hochschule (~ UFM) (10.000 étudiants)
La part du budget global consacré à l'enseignement supérieur en Autriche en 2008 était de 2,921 milliards d'euros soit 1,2% du PNB. Le pourcentage de la population estudiantine par rapport à la population totale en Autriche est de 3%. Le pourcentage de la population avec un diplôme de l'enseignement supérieur est de 18% (inférieur à la moyenne de l'OCDE). Cela reflète bien la particularité du système d'enseignement secondaire autrichien qui très professionalisant. Dans ces 18%, le pourcentage d'étudiants par niveaux d'études en 2007 était de: - Diplomastudium (~ licence + master) : 64,5% - Licence : 23,1% ; Master 4,3% ; Doctorat 8,1%
Mise en oeuvre du processus de Bologne En automne 2008, 80% des formations étaient en conformité avec le système LMD.
2.2) Classement internationaux
- 2 universités autrichiennes figurent parmi les 125 meilleures universités mondiales selon le classement de Shanghai 2008 (Université de Vienne et Université de Médecine de Vienne) - 4 universités autrichiennes figurent parmi les 300 meilleures universités mondiales selon le classement Times (Université de Vienne, Université technologique de Vienne, Université d'Innsbruck, Université de Graz).
2.3) Accords de coopération
Il existe de très nombreux accords de coopération universitaires principalement de mobilité d'étudiants. L'accord cadre sur la reconnaissance mutuelle des diplômes est en cours de renouvellement (ceci concerne les organismes représentatifs des établissements, CPU, CDEFI et leurs homologues autrichiens. Le poste accompagne).
2.4) Mobilité
- 600 étudiants autrichiens se rendent en France par an (un ou deux semestres). A ces étudiants, niveau Licence & Master, se rajoutent 400 étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur pour suivre une formation hors échange (donc pour une ou plusieurs années). - La France est pour les étudiants autrichiens la deuxième destination après l'Espagne. - L'Autriche est la 11ème destination seulement des français - mais la France est le 2ème pays d'origine des étudiants étrangers ici (juste après les étudiants allemands). Environ 400 étudiants Erasmus.
2.5) Pourquoi coopérer avec l'Autriche - priorités de notre coopération bilatérale
- développement de la mobilité et création de cursus intégrés franco-autrichiens ("Masters conjoints"). - échanges d'expérience sur la mise en place de l'autonomie universitaire dans les deux pays.