Lors de la conférence de la Fédération des donateurs pour la science allemande (Stifterverband für die deutsche Wissenschaft) ayant eu lieu le 10 novembre 2010 à Bonn, les résultats d'une étude sur les chaires de fondation (Stiftungsprofessur) à travers l'Allemagne ont été présentés.
Les chaires de fondation sont mises en place d'un commun accord entre les universités et les donateurs. Afin de rapprocher les mondes industriel et universitaire, la Fédération des donateurs pour la science allemande a instauré depuis 1985 des chaires financées par des entreprises, des fondations privées, des centres de recherche (du type société Max Planck, société Fraunhofer,...) ou des individus.
L'université et le donateur s'accordent sur la thématique et le financement de la chaire. Cette dernière à une durée limitée (en général 5 ans), mais à l'issue du contrat elle peut être intégrée à l'établissement. Dès que les modalités du poste sont fixées, un appel d'offre est lancé, aboutissant au recrutement d'un professeur choisi par l'établissement hôte. Une fois en poste, le professeur forme une équipe pour mener ses recherches et dispenser des cours.
Pour les donateurs le bénéfice est multiple : promotion de l'image du secteur scientifique ou industriel, orientation de la recherche, formation des futurs chercheurs. Pour les établissements d'études supérieurs, cela permet d'explorer de nouveaux domaines de recherche, d'affiner le profil de l'université, d'étoffer les enseignements et de rester dans la course à l'innovation et à la recherche de pointe.
L'étude montre une grande satisfaction des partenaires (universités, donateurs, professeurs titulaires de chaire) pour ce type de collaboration. Elle souligne aussi l'inégalité régionale dans la répartition des postes : la Bavière (114 chaires), le Bade-Wurtemberg (103 chaires), Berlin (60 chaires) et l'Hesse (57 chaires). Un tiers des chaires concerne l'économie, 21,2% les sciences de l'ingénieur et 14,6% l'ensemble mathématiques, informatique et sciences naturelles.