Dans le secteur agricole, obtenir des rendements élevés et protéger l'environnement sont deux objectifs qui ne sont pas nécessairement contradictoires, a rappelé le 11 novembre 2009 Annette Schavan, la Ministre fédérale de la recherche, lors du lancement du nouveau projet du BMBF (Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche), iGreen. Ce projet a pour objectif d'aider, grâce à des outils automatisés, les exploitants agricoles à augmenter leurs productions en accord avec la protection de l'environnement.
Rendements agricoles élevés et protection de l'environnement ne sont pas forcément incompatibles. Néanmois, les exploitants ont pour cela besoin d'outils automatisés d'aide à la décision. L'idée serait d'analyser automatiquement certains paramètres importants pour les agriculteurs : la qualité des sols, les prévisions météorologiques, les infestations de parasites, etc. C'est ce que le projet iGreen ambitionne de faire : les cultivateurs auraient de cette façon accès à des conclusions issues de l'analyse automatisée de plusieurs paramètres agricoles, restituant les conditions de leur exploitation. iGreen regroupe 24 partenaires dont des fabricants de matériel agricole, des centres de service dépendant des Länder, des entreprises en technologies de l'information, des universités ainsi que des instituts de recherche.
"Le Gouvernement fédéral vise, à travers l'utilisation de méthodes durables, à préserver les ressources agricoles naturelles", a déclaré la Ministre Schavan le 11 novembre 2009. Elle poursuit : "Dans le cadre du projet iGreen, le lien établi entre les technologies de l'information et l'agriculture constitue la base de l'optimisation de l'utilisation des ressources agricoles, la protection de l'environnement et l'augmentation des rendements des cultures. Il s'agit d'employer des technologies 'hightech' au profit de l'agriculture et de l'environnement".
Grâce au projet iGreen, les agriculteurs pourront associer des données collectées sur place (par des machines agricoles) aux géodonnées publiques ou à d'autres sources d'informations issues des réseaux de conseil dans le domaine agricole, comme par exemple le Système d'information de production végétale intégrée ISIP [1]. iGreen prévoit également des outils compatibles à une utilisation mobile : des téléphones portables pouvant naviguer sur le net ainsi que des ordinateurs de bord munis de GPS devraient permettre de consulter depuis le lieu d'exploitation les informations concernant par exemple l'usage d'engrais.
Les agriculteurs conservent le contrôle de leurs données, mais peuvent, s'ils le désirent et dans certaines mesures, les échanger ou les partager. Annette Schavan a conclu, enthousiaste : "En échangeant et en standardisant les résultats, iGreen peut donner à l'agriculture et à l'industrie allemandes un avantage concurrentiel certain".