A l'issue d'un projet de 3 ans et demi doté d'un budget de 35 millions d'euros, baptisé "InCar", le groupe ThyssenKrupp estime avoir "réinventé la voiture". 35 solutions viennent d'être présentées dans les domaines de la carrosserie, la propulsion et la suspension.
Un premier exemple : un acier à phases complexes laminé à chaud extrêmement résistant, permettant de construire des éléments de carrosserie plus compacts et plus fins. Il est aussi résistant qu'une poutre en aluminium, mais deux fois moins cher. Un deuxième exemple est la couche extérieure du toit, composée de deux tôles en acier avec un noyau en copolymère polyéthylène-polyamide. L'élément est 38% plus léger qu'habituellement, tout en présentant une résistance équivalente. "Toutes ces nouveautés assurent le progrès de l'automobile, en matière de réduction de la consommation de carburant, des émissions et des coûts, et en terme de fonctionnalité" affirme Ulrich Jaroni, membre de la direction de ThyssenKrupp Steel Europe AG.
A partir de 2012, l'Union Européenne va limiter les émissions de CO2 à 130g/km pour les nouveaux véhicules mis sur le marché. Au-dessus de ce seuil, de fortes pénalités seront appliquées. L'ensemble des innovations apportées par ce projet devraient permettre d'économiser près de 18g/km, ce qui correspondrait à environ 1740 euros de pénalités par véhicule.
Le nouveau système de soupapes à course variable est l'innovation la plus marquante de ce projet. Il permet de réguler la quantité, la mixture et le taux d'utilisation du mélange air-essence en proposant 3 degrés d'ouverture allant d'une ouverture totale à la coupure du cylindre. La consommation peut ainsi être réduite de 9%.
Pour finir, les travaux effectués lors de ce projet proposent en partie des solutions pour l'électromobilité. Les chercheurs se sont attachés à améliorer les batteries et les systèmes de propulsion, dans l'optique principale de les rendre plus compacts.