Des études récentes ont montré que le nombre d'étudiants va fortement augmenter en Norvège dans les prochaines années. Il pourrait en effet y avoir entre 30.000 et 80.000 étudiants supplémentaires d'ici à 2013 (pour une population actuelle d'environs 200.000 étudiants).
Cela va poser des problèmes au niveau de l'accueil des étudiants à l'université et entrainer la nécessité d'augmenter le nombre de professeurs en particulier et de personnels de façon générale. Le recteur de l'université d'Oslo, Ole Peter Ottersen, avait d'ailleurs alerté le gouvernement en réclamant une augmentation du budget accordé aux universités dès 2010, dans le but d'anticiper ce "student boom". Le nouveau budget accorde ainsi les financements pour 5600 étudiants supplémentaires à l'université, en plus des sommes allouées au système de bourses. Mais cela reste insuffisant selon les acteurs du monde universitaire : Ole Peter Ottersen déclare qu'"il n'y a pas grand-chose à dire à part que c'est un budget surprenant et décevant".
La ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur, Tora Aasland, indique qu'elle attend de voir si cette hausse programmée du nombre d'étudiants se concrétise en nombre d'inscriptions avant de financer de nouvelles places supplémentaires. Plusieurs autres pistes sont également envisagées par le gouvernement allant du financement de places dans des universités étrangères, une meilleure orientation des étudiants vers universités en province et des filières plus courtes. En attendant, la direction de l'université d'Oslo semble avoir décidé de prélever une partie du budget de la recherche pour financer l'enseignement.
En plus du financement de l'enseignement, l'augmentation du nombre d'étudiants risque également de poser un problème de logement. Les associations étudiantes NSU et StL ont récemment publié une enquête indiquant que seuls 14,6% des étudiants ont actuellement accès à un logement en résidence étudiante (loin de l'objectif de 20%). Selon eux, il manquerait ainsi déjà 10.000 logements. Cette situation risque donc de s'aggraver dans les prochaines années, avec le risque que cela fasse augmenter le prix des logements privés du fait d'une hausse de la demande.