Le rapport annuel "Ecosistema Urbana", qui liste chaque année les 103 chef-lieux de province italiens en les classant selon des critères d'environnement et d'écologie, vient de paraître. Alors que depuis quelques années la petite ville de Bellune, dans les Dolomites (région Véneto) l'occupait, le sommet du classement est désormais tenu par la ville de Verbania, 30.000 habitants, autre bourg septentrional campé sur les rives du lac Majeur. La ville piémontaise obtient cette première place notamment grâce a l'importance du traitement de ses déchets, et au grand nombre de voies réservées aux piétons qu'elle propose.
Les autres villes présentes dans le haut du classement sont quasi-integralement situées dans le nord du pays (parmi le top 10, seule Sienne ne fait pas partie du Nord). Les premières villes du Sud n'arrivent que 34ième (Salerne), 39ième (Campobasso), 40ième (Potenza), et 42ième (Matera)
Parmi les cinq métropoles, Milan est celle dont le classement est le plus élevé. Le chef-lieu de la Lombardie doit sa 46ième place à son système efficace de transports en commun et ses faibles émissions de CO2 dans les transports. Rome grimpe de la 70ieme à la 62ième place, dûe aussi à l'amélioration de son réseau de transports. Turin (77ieme) reste une ville très peu pietonnière, mais quelques pistes cyclables commencent à poindre. Naples n'est que 89ième, les problèmes historiques dont la capitale de la Campagnie souffre n'étant pas résolus. Véritable mauvais élèves du pays, on trouve dans les 20 dernières places du classement l'ensemble des 9 chefs lieux de province sicilienne, dont Palerme (90ième), dont seuls 4,3% des déchets sont triés.
On notera que les villes du Nord sont en tête dans quasiment toutes les catégories du classement. Seule exception, les pistes cyclable, très nombreuses en Emilie-Romagne (Modène, Reggio-Emilia, Piacenza et Forlì) et en développement à Bari (Pouilles)
Outre ces comparaisons entre villes, le rapport révèle qu'en moyenne l'année 2009 aura été assez négative sur de nombreux points: baisses des superficies en zone à traffic limité, faible évolution des quartiers piétonniers, stagnation de l'utilisation des moyens de transport public, importante congestion automobile (64 voitures pour 100 italiens). 27,2% seulement des déchets italiens sont triés (+2.79% par rapport à 2008), alors que le gouvernement avait annoncé vouloir en arriver à 50% en 2009. Point positif, l'efficacité de l'épuration des eaux usées est en légère augmentation.
Le président Vittorio Cogliati Dezza de Legambiante, l'association écologique la plus importante du pays, rappelle que 80% des émissions polluantes proviennent des aires urbaines, et que la température des villes a augmenté d'un degré en moyenne depuis 1995.