Les grands changements de société se ressentent même au sein de la sphère privée et intime à l'instar de la sexualité. La mondialisation et l'usage d'internet ont des conséquences sur notre comportement. L'Institut des études du futur a organisé un séminaire de recherche sur les nouvelles tendances sexuelles, la commercialisation du sexe et le partage entre ce qui est perçu comme normal et anormal. Quelle est la place des arguments moraux dans le débat sur la sexualité ?
Le séminaire a eu lieu à la maison de la culture de Stockholm le 9 décembre dernier. Kristian Daneback[1], chercheur spécialisé dans le travail social à l'Université de Göteborg a traité du lien entre internet et le sexe : les nouvelles technologies ont modifié considérablement le rapport des êtres humains à leur sexualité. Anna Gavanas[2], docteur en études du genre et chercheur à l'Institut des études du futur, a pour sa part présenté la relation entre la mondialisation, la commercialisation et la consommation du sexe avant que Jens Rydström[3], chercheur en études du genre à l'Université de Lund, ne revienne sur la perception des troubles de la sexualité dans un contexte de recherche d'une jouissance optimale. Un débat en présence de pédagogues et d'experts a permis de conclure la journée et de tracer des perspectives de recherche tout en soulignant l'importance des études de genre dans les universités suédoises.