Les maladies coronariennes, dont en particulier leur forme la plus grave, l'infarctus aigü du myocarde (IAM), représentent la cause la plus fréquente de mortalité dans les pays développés. Afin d'améliorer le pronostic de la maladie, des chercheurs de la faculté de médecine [1] et de la faculté de pharmacie de Hradec Králové, [2] rattachées à l'Université Charles de Prague, ont développé un programme d'études visant à mieux comprendre les mécanismes étiopathogéniques de l'IAM.
Leurs travaux sont fondés sur l'utilisation d'un modèle de catécholamines synthétisées qui, administrées à des rats, permettent de recréer un IAM comparable à celui de l'être humain. Les rats utilisés sont des mâles, de type wistar han, et sont divisés en deux groupes : un groupe test et un second groupe auquel est administrée de l'isoprenaline, dit "groupe ISO" (catécholamine synthétique, administrée à hauteur de 100 mg.kg-1 par injection sous-cutanée). Après 24h, les chercheurs mesurent les paramètres fonctionnels des rats, réalisent un examen histologique, et analysent les marqueurs biochimiques du sang et la teneur en métaux des tissus cardiaques.
Les premiers résultats de ces travaux font apparaître un lien entre l'atteinte myocardique et la surcharge calcique du myocarde. L'étude des espèces réactives de l'oxygène montre également une augmentation non-significative de malonyldialdehyde 24h après l'accident cardiaque des membres du groupe ISO. Enfin, l'analyse des tissus révèle une augmentation des niveaux de sélénium et de cuivre au sein du groupe ISO. Les niveaux de fer et de zinc restent stables.
BE République Tchèque numéro 12 (7/01/2010) - Ambassade de France en République Tchèque / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61795.htm