Le 11 janvier 2010 s'est déroulée la 4e édition de la conférence sur le climat de Potsdam. Aux côtés des porte-paroles des différentes fractions du Bundestag (CDU/CSU, FDP, SPD, Bündnis 90/Die Grünen, Die Linke) étaient notamment présents Jochen Flasbarth, président de l'Agence fédérale de l'environnement (UBA), le Prof. Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l'Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam (PIK), ainsi que de nombreux chercheurs et économistes.
Tous les participants à la manifestation de Potsdam ce lundi 11 janvier 2010 se sont accordés sur un point : après l'échec des négociations lors du Sommet de Copenhague, il est nécessaire d'aller de l'avant et de mettre en place de nouvelles stratégies. La responsabilité des pays développés dans le réchauffement planétaire a été au centre des discussions. Le chef du PIK, M. Schellnhuber a souligné l'importance de l'engagement de l'UE dans le contexte actuel : les Etats-Unis et la Chine ayant fait preuve, selon lui, d'une trop grande inertie lors de la conférence des Nations-Unies dans la capitale danoise début décembre 2009. M. Schellnhuber a rappelé à l'occasion de la conférence de Potsdam que l'UE doit conserver son rôle moteur en terme de politiques environnementale et climatique, et se positionner au mieux sur l'échiquier international.
Les porte-paroles du SPD et die Grünen ont invité la communauté européenne à se fixer des objectifs plus ambitieux que la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30% en 2020. Pour atteindre en 2020 l'objectif de 40% de réduction d'émission de GES en Allemagne, le gouvernement fédéral devrait mettre en place des mesures conséquentes, a ajouté Klaus Müschen de l'UBA. Les conférenciers ont par ailleurs souligné que les pays en développement et les pays émergents devraient eux aussi diminuer leurs émissions de GES sans quoi il paraît impossible de maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2°C - certaines personnalités ont avancé un chiffre de 15% de réduction.