Transformer un composant de cellules photovoltaïques en un autre afin d'optimiser les matières premières disponibles et de diminuer les temps et coûts de production : cet ambitieux projet scientifique est finalement devenu réalité.
Les éléments à la base des cellules photovoltaïques sont le Silicium, l'Arséniure de Gallium (GaAs), le phosphure de gallium indium (InGaP) mais surtout le Germanium (Ge). Tous sont rares et coûteux, notamment le Germanium. La méthode mise au point pour réduire les coûts du photovoltaïque consiste à convertir un élément coûteux et rare comme le Germanium en un autre élément, le Silicium, plus facile à se procurer et moins coûteux. Le processus se base sur l'utilisation d'un système hi-tech, le réacteur L.E.P.E.C.V.D. (Low Energy Plasma Enhanced Chemical Vapor Deposition), qui fonctionne comme une sorte de four permettant de "déposer" le Germanium sur le Silicium.
Cette technologie sophistiquée a été initialement développée pour le secteur aérospatial dans les années 1990 mais son application dans le photovoltaïque pourrait abattre les coûts d'environ 60%. Cette avancée technique a été rendue possible par Dichroic Cell, en collaboration avec l'université de Ferrara et l'Institut National pour la Physique de la Matière (Infm-CNR).