Cette invention a pour but de réduire radicalement le nombre d'actes de chirurgie sur les patients dialysés. Les complications, pendant les deux premières années qui suivent la pose de ce nouveau greffon, sont considérablement réduites par rapport aux autres greffons artificiels.
Lors d'une dialyse, le sang de l'avant-bras est détourné pour passer à travers la machine de dialyse et pour ensuite être réinjecté dans l'organisme. Prendre ce sang de l'avant-bras nécessite un acte de chirurgie qui consiste à court-circuiter une artère et une veine. Ce court-circuit est réalisé par différentes méthodes, notamment par la pose d'un greffon artério-veineux. La durée de vie des greffons, couramment utilisés en dialyse, sont de moins de deux ans dans la moitié des cas. La plupart des dysfonctionnements surviennent quand le sang passe de l'artère à la veine avec une sténose ou une infection qui bloque le greffon. Le nouveau type de greffon permet d'éliminer la formation de cette occlusion et réduit considérablement les actes de chirurgie de révision et de remplacement du greffon.
Cette invention consiste principalement en un design géométrique très particulier de l'implant, résultant d'une étude de mécanique des fluides, permettant de réduire la contrainte de cisaillement au niveau des parois et les effets de friction qui provoquaient la formation de sténoses. Les greffons sont en cours de tests pré-cliniques aux Etats-Unis.