Les méthodes actuellement utilisées pour tester la toxicité d'une substance dans l'environnement sont assez sommaires, lentes, chères et impliquent de compter le nombre d'animaux morts ou immobiles exposés à une toxine au cours du temps. Un chercheur de l'université de Cork a développé un test plus rapide, moins cher, plus sensible et qui n'implique pas la mort d'animaux.
Ce chercheur utilise des cellules et de petits organismes tels que les daphnies, qui sont de petits crustacés zooplanctoniques mesurant de un à cinq millimètres. En aucun cas ces organismes ne meurent à la suite des tests. La méthode consiste à mesurer la respiration de ces organismes et leur consommation d'oxygène pour évaluer leur réponse à la présence d'une substance. Cette méthode présente également l'avantage de pouvoir mesurer cent échantillons simultanément sur une période d'une heure. Cette durée d'analyse est à comparer aux 72 heures des tests actuellement utilisés.
Ce travail a été effectué dans le contexte de REACH, enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des produits chimiques, la directive de la commission européenne, qui impose qu'une longue liste de produits chimiques incluant des métaux lourds, des solvants organiques, des pesticides et des cycles aromatiques doivent être contrôlés pour évaluer leur toxicité.