Les propriétés superhydrophobes des matériaux peuvent être améliorées en modifiant leur surface par voie chimique ou physique à l'échelle nanométrique ("effet lotus"). En combinant une nouvelle méthode de nanostructuration à un traitement chimique, des chimistes de l'Université de Sydney ont développé un tapis de nanofils de nickel superhydrophobes.
Le tapis de nanofils de nickel est préparé par électrodéposition à travers une matrice d'aluminium poreuse qui est ensuite dissoute. Les nanofils de 200 nm de diamètre et de plusieurs dizaines de micromètres de longueur sont très rigides; ils sont alignés perpendiculairement par rapport au substrat et se touchent à leur extrémité, formant ainsi des microagrégats en forme de tipis. Le nanotapis qui est ensuite enduit d'un composé tensio-actif (acide stérique) possède des propriétés superhydrophobes (angle de contact égal à 158°) et les conserve après immersion dans l'eau.
Les applications de la nouvelle technique sont multiples, comme par exemple la fabrication de tissus insalissables ou de surfaces autonettoyantes pour la coque des bateaux ou les bâtiments.
Les propriétés magnétiques du nickel laissent entrevoir d'autres fonctionnalités. En effet, la modification de l'orientation des nanofils par un champ magnétique pourrait permettre de contrôler les propriétés des surfaces. La méthode de fabrication est relativement simple et peu coûteuse.