Durant la sécheresse récente dans le bassin du Murray-Darling, les périodes les moins pluvieuses étaient aussi les plus chaudes. En 2002 en particulier, les mois extrêmement secs ont connu des températures bien plus élevées que celles enregistrées lors des sécheresses des années précédentes.
Selon certains auteurs, les températures plus élevées ont causé une augmentation du taux d'évaporation qui a accéléré la perte d'humidité des sols et l'assèchement de la végétation et des cours d'eau. La sécheresse sévère dans cette région serait due à une élévation de la température d'origine anthropique. Cependant cette conclusion a été remise en question par une étude conduite par des chercheurs de l'Université de Newcastle: les variations des températures maximales annuelles seraient en fait dues à une combinaison de facteurs naturels.
Une analyse des données du bureau météorologique indique qu'une augmentation de la durée d'ensoleillement suffit à expliquer l'élévation de la température, pendant la même période, dans cette région. Les températures élevées n'entraînent pas une augmentation de l'évaporation mais sont en fait causées par un manque d'évaporation qui est la conséquence naturelle de la sécheresse. Pendant les périodes sèches où l'humidité des sols est faible, une part plus importante de l'énergie radiante du soleil est employée à réchauffer l'atmosphère car elle est moins sollicitée par l'évaporation. La sécheresse qui affecte le bassin du Murray-Darling n'est donc pas une conséquence directe de l'émission des gaz à effet de serre.
Les auteurs ne remettent en aucun cas en question l'impact des émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique sur le réchauffement de la planète. Ils suggèrent cependant que les méthodes utilisées dans l'évaluation du risque hydroclimatique futur soient reconsidérées.