Le Singapore General Hospital (SGH) a récemment annoncé le lancement d'une campagne d'études sur la contamination par les Human Papilloma Virus (HPV) dans la population féminine Singapourienne. Cette étude vise à enrôler près de 1.800 femmes, afin d'obtenir une "cartographie" précise des sous-types de HPV présents dans la région. Elle permettra de déterminer si l'impact d'un programme de vaccination sur la population Singapourienne peut se révéler efficace.
Certains sous-types d'HPV sont connus pour être à l' origine du cancer cervical (cancer de l'utérus notamment). Sur les 100 sous-types répertoriés, 15 sont identifiés comme étant oncogènes, c'est-à-dire avec un haut risque cancérigène associé. Le Dr. Harald zur Hausen a été récompensé par le prix Nobel de médecine en 2008 pour avoir formellement identifié la relation de cause à effet qui existe entre l'infection par le HPV et le cancer de l'utérus. Ce cancer est le 6ème cancer le plus courant de la région. Prof. Tay, directeur de recherche du département de gynécologie obstétrique de SGH, espère que cette étude permettra de comprendre pourquoi il semble que le taux de cancer cervical soit plus élevé à Singapour que dans d'autres pays d'Asie ou d'Océanie.