L'Université d'Aston à Birmingham fera partie d'un projet de recherche ayant pour but de réduire la dépendance aux importations de diesel fossile. Ce projet d'un montant de 3,4 millions de livres aura pour objectif de transformer les résidus organiques provenant des procédés de production de biocarburants en un biocarburant renouvelable. Le projet sera axé sur l'utilisation des résidus qui ne nécessitent pas une mobilisation des terres agricoles au détriment des autres cultures, afin d'éviter d'entrer en compétition avec les cultures alimentaires.
Le Aston's Bioenergy Research Group (BERG) a obtenu 670.000 livres pour son rôle dans DIBANET (Development of Integrated Biomass Approaches NETwork, Développement de la logique de réseau intégré de la biomasse), qui vise à produire un biodiesel miscible (DMB, Diesel Miscible Biofuels) à partir de résidus organique pour l'Europe et l'Amérique latine. Ce projet, permettra à l'Europe de répondre de façon durable à l'objectif inscrit dans la directive européenne sur les biocarburants qui fixe à 10% minimum, la part des biocarburants en 2020. Le projet, qui durera 42 mois, sera coordonné par l'Université de Limerick en Irlande, et rassemblera des partenaires européens (Danemark, Grèce, Hongrie, Irlande et Royaume-Uni) et Sud-américains (Brésil, Argentine et Chili).
Le professeur Tony Bridgwater, qui dirigera le projet à Aston, affirmait à ce sujet : "nous voulons créer un biocarburant durable répondant aux normes industrielles, qui puisse être mélangé à du diesel fossile et utilisé dans un moteur diesel traditionnel. La première génération de biocarburants fabriqués à partir de denrées alimentaires comme le sucre, le maïs et le blé ont de faibles rendements et entre en compétition avec la filière alimentaire. Ce projet est fondé sur les produits de deuxième génération issus de la biomasse ayant des rendements plus élevés et qui ne sont pas en concurrence avec les produits alimentaires. Nous traiterons en particulier les résidus organiques issus des processus de fabrication des biocarburants, ce qui permettra d'améliorer les performances et de diminuer la quantité de déchets. Nous voulons créer un réseau mondial d'experts et de chercheurs en mesure de s'appuyer sur les technologies de production de biocarburants existantes. Cela permettra d'envisager la production de biocarburants à grande échelle d'ici 2020, sans impacts sur l'utilisation des terres tout en résolvant les problèmes liés à l'augmentation des quantités de déchets organiques".