La rouille jaune du blé est une maladie provoquée par une attaque fongique. Celle-ci ne tue en général pas le plant de blé, mais en réduit fortement la croissance et ainsi le rendement, ainsi que sa valeur boulangère. Par ailleurs, ses spores se disséminent par voie aérienne, ce qui rend leur diffusion possible sur de grandes distances.
Cette maladie, présente partout où le blé est cultivé, ne peut aujourd'hui être traitée que par traitement chimique avant l'épiaison. Or, le Comité Danois pour la Santé, le Bien-être et l'Alimentation, sous la responsabilité du Conseil pour la Recherche Stratégique, vient de doter un projet de recherche de l'Université de Copenhague d'une bourse de 19.8 millions de couronnes danoises, soit environ 2.5 millions d'euros.
Ce projet de recherche a pour but de rendre le blé cultivé résistant à la rouille jaune du blé, pour réduire l'utilisation de fongicides. Cette résistance ne pouvant être obtenue par sélection traditionnelle, il s'agit d'un projet de cisgénèse. Le gène de résistance se trouve dans certaines variétés rustiques, et semble relativement facile à identifier car il est caractérisé par des séquences très spécifiques.
D'ici 5 ans, les chercheurs veulent avoir identifié les gènes de résistance des plants rustiques, et avoir réussi leur introduction dans le génome du blé traditionnel.