La recherche au Groenland se développe activement depuis quelques années. En plus de l'agrandissement et de la modernisation des locaux de l'Université et de l'Institut des Ressources Naturelles, un Centre de recherche sur le Climat (Climate Center) a ouvert ses portes en 2009. En marge de ces efforts, les équipes de recherche s'ouvrent à différents projets de coopération internationale. Ainsi, en plus d'être un cadre de recherche privilégié pour l'étude de l'environnement ou bien du climat, le Groenland peut offrir des opportunités de coopération aux laboratoires français.
Fonctionnement de l'Institut
Créé en 1995, l'Institut des Ressources Naturelles (IRN) dispose aujourd'hui de près de 3000 m2 de bureaux et laboratoires, de 850 m2 de logements pour chercheurs étrangers et de plusieurs stations de recherche au Groenland. L'Institut, dirigé par Klaus Nygaard, emploie environ 50 personnes, dont la moitié sont des chercheurs. Il est organisé autour de deux pôles : - Le département "Oiseaux et mammifères", dont le directeur est Fernando Ugarte; - Le département "Poissons et crevettes", dont la directrice est Helle Siegstad.
Le Centre de recherche sur le Climat est rattaché à l'IRN, et logé dans ses locaux, mais fonctionne de manière plus autonome que les deux entités précédentes.
L'IRN est représenté dans plusieurs organisations internationales, telles que : - International Whaling Organization (IWC;) - North Atlantic Marine Mammal Commission (NAMMCO); - Canada/Greenland Joint Commission for Narwhal and Beluga (JCNB); - Northwest Atlantic Fisheries Organisation (NAFO;) - Northeast Atlantic Fisheries Commission (NEAFC); - International Council for Exploration of the Sea (ICES).
Domaines de recherche
L'IRN se concentre sur les thèmes de recherche suivants: - Les espèces biologiques au Groenland et leurs interactions ; - Les distributions de populations animales (à travers le marquage, le suivi par satellite et l'analyse génétique) ; - La cartographie des sources d'alimentation (par photographie satellite) ; - Diverses interactions environnementales ; - L'évolution des courants océaniques, du climat et de la couverture de glace (par photo satellite et mesures des paramètres physiques et chimiques) ; - La mesure et l'analyse du réchauffement de l'inlandsis et les flux d'eau douce vers la mer, qui en découlent ; - De multiples expériences grâce à des échantillons, captures d'animaux et enquêtes auprès des chasseurs et pêcheurs groenlandais.
Coopération avec les laboratoires étrangers
La coopération est déjà vive avec les laboratoires américains et canadiens, d'après le directeur de l'Institut. Ce sont des coopérations qui s'établissent "par projet", et qui ne rentrent pas dans le cadre d'un accord plus large de coopération avec les laboratoires étrangers. Le directeur est d'ailleurs plutôt opposé à ce genre de pratiques. Il est toutefois ouvert à une collaboration avec les laboratoires français sur des projets spécifiques, pour peu que ceux-ci s'inscrivent dans les problématiques développées par les deux principales entités de l'Institut des ressources naturelles.
Dans ce cas, il est préférable de contacter directement la direction de l'entité en question, à savoir M. Ugarte ou Mme Siegstad.