Les possibilités du premier robot-policier russe ont été présentées lors d'exercices de démonstration organisés par le ministère russe de l'Intérieur. Ce dernier est le commanditaire de cet appareil, que ses concepteurs ont mis deux ans à réaliser. Ce robot est armé, peut tirer, mais peut également servir d'instrument de dialogue.
Le robot-policier est équipé d'une carabine VSK-94, ainsi que d'un pistolet Yaryguine, monté sur un dispositif élévateur, précise son concepteur, Sergueï Volkov. Le robot est capable aussi de lancer des grenades à main. L'appareil peut accueillir également un haut parleur, qui permet par exemple d'engager un dialogue avec des terroristes, ou un système pour poser des explosifs.
Cette machine, dont il n'existe pour l'instant que ce prototype, a été créée à l'usine électromécanique de Kovrov (région de Vladimir). Les principaux souhaits du commanditaire étaient la légèreté de l'appareil, la présence de deux types d'armes et d'un système de lancer de tir de grenades assourdissantes. Ce robot doit servir pour le renseignement et le soutien au combat des unités spéciales de la milice. Le robot peut être télécommandé à une distance maximale de 200 m. Le pupitre de commande est équipé d'écrans, à l'aide desquels on peut choisir le parcours et pointer une cible. Deux joysticks permettent de corriger le déplacement et le tir. Le robot fonctionne avec une batterie d'une autonomie de 2 heures 30.
Lors des exercices de démonstration, le robot a été capable de créer un écran de fumée et a aidé les troupes spéciales à prendre d'assaut une maison où étaient retranchés des "terroristes". L'appareil n'a pas encore été agréé officiellement par le ministère. Les policiers pensent que, dans un premier temps, il convient de le tester dans diverses situations afin de déterminer où et comment l'employer de manière optimale.
Le principal concurrent étranger de ce robot russe est le Talon SWAT/MP américain qui, lui, s'est déjà acquis une belle réputation aux Etats-Unis lors d'une opération où la participation de l'homme était impossible, en raison d'une concentration élevée de propane dans l'air. Des versions militaires, fortement armées, de ce robot ont déjà été utilisées, notamment en Irak.