A.P.Mitra agro scientifique indien de renom remet en cause les données publiées par les Etats Unis sur les émissions de méthane liée a la riziculture en rizières semi inondées (wet paddy) a annoncé le Ministre de l'Environement et aux Forêts Jairam Ramesh. Selon le ministre, dans les années 90, le gouvernement américain estimait que la riziculture produisait 38 millions de tonnes de Méthane par an ce qui selon lui est loin de la réalité; A.P. Mitra a mis au défit l'administration américaine de prouver que cette culture produisait plus de 4 millions de tonnes par an.
Quand le gouvernement américain a publié ces chiffres Mitra a commencé à mettre en place un système de mesure de la quantité de méthane produit par ces rizières. Depuis, comme Ramesh l'a rappelé, les Etats Unis et les autorités internationales se servent des ces mesures comme référence. A.P. Mitra fut le directeur du Council of Science and Industrial Research (équivalent du CNRS français) de 1986 à1991.
Ramesh a estimé que les estimations concernant l'émission de gaz à effet de serre de l'Inde étaient biaisées du fait qu'elle étaient basées sur des sources occidentales et qu'il était nécessaire de lutter contre cette propagande. Il a ajouté qu'une des principales raisons de ces erreurs était l'absence d'études réalisées en Inde et a pris l'exemple des projections concernant la fonte des glaciers de l'Himalaya, celle ci avait été basée sur des calculs faits sur les glaciers de l'Arctique qui ont une structure différente . Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a d'ailleurs reconnu son erreur.
Afin d'obtenir ses propres données l'Inde se dote actuellement de systèmes de surveillance et d'étude des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Ces outils seront complétés par le lancement de deux satellites dédiés à l'étude de l'impact des changements climatiques par l'ISRO.