Le PATH Malaria Vaccine Initiative (MVI), principal partenariat publique privé pour le développement de vaccins contre la malaria a annoncé qu'il allait investir lourdement dans les vaccins qui préviennent la transmission du Plasmodium, parasite responsable de la transmission de la maladie, ce qui pourrait avoir un effet sur le développement de la maladie à l'échelle de la population.
De tels vaccins permettent de produire des anticorps létaux pour la réplication des parasites. Quand un moustique prélève du sang d'une personne infectée vaccinée, il prélève aussi des anticorps et des cellules immunitaires empêchant la réplication des parasites. Cette méthode a été validée lors d'expérimentations humaines pilotes.
Le MVI se concentrera aussi sur la fabrication de vaccins qui agissent sur ce parasite au moment ou il commence à infecter le foie, le stage sporozoaire. Produire un tel vaccin comporte de nombreuses difficultés mais l'Entreprise Sanaria a déjà atteint la phase I de test clinique, celle ci s'achèvera en juin 2010. Aux vu de ces résultats le MVI a décidé de financer de nombreux projets explorant cette voie.
Cette initiative a pour objectif d'atteindre une efficacité de plus de 80% d'ici à 2025. Le meilleur candidat actuellement est GlaxoSmithKline Biologicals' RTS,S, mais celui ci est encore au dessous de cet objectif avec une efficacité de 50%. Combiner différents vaccins ciblant différentes étapes de la vie du moustique est peut être la solution.