Le territoire qui recouvre actuellement la Principauté des Asturies [1] présentait alors des températures tropicales et était parsemé de grandes forêts qui ont ensuite formé les réserves de charbon de la région. Il s'agissait alors du centre du "supercontinent Pangée [2]" qui désignait la structure terrestre il y a 305 millions d'années. Il s'agit des données révélées à la suite d'une recherche menée par le scientifique Gabreil Gutiérrez de l'Université de Salamanque en collaboration avec Arlo Weil de l'Université de Bryn- Mawr (Philadelphie).
L'étude énumère les phases durant lesquelles se sont formées les réserves de charbon et de minéraux de la Principauté des Asturies en conséquence à la formation de Pangée, ce qui a généré la création de bassins miniers asturiens tout au long du processus qui a commencé il y a 305 millions d'années et s'est terminé il y en a 295. La formation de ce même et unique continent est considérée comme un événement clef dans l'Histoire de notre planète. L'étude montre que l'union de deux continents a formé une ceinture ou suture localisée au nord de la Péninsule Ibérique qui se serait doublée en formant une chaîne montagneuse en forme de u au centre de laquelle se situerait le massif des Pics d'Europe [3].
En périphérie de ce système montagneux se trouveraient situées les montagnes du versant du León jusqu'aux montagnes du Cabo Peñas et du massif du Sueve, se refermant ensuite en suivant la vallée du fleuve Narcea. Avec la formation de cette grande structure, de nombreux bassins carbonifères se sont formés ainsi que des roches plus profondes (les granites) et des minéralisations telles que la mine d'or de Boinás, dans le Belmonte.
Ce travail permet de clore un débat commencé au cours du XIXe siècle par le géologue autrichien Suess qui appelait cette structure le "genoux asturien". La thèse dominante jusqu'alors se basait sur le présupposé que les Asturies avaient été un cap qui s'emboitait dans la partie méridionale de Pangée.
Cette recherche a été menée par l'Université de Salamanque au moyen de l'utilisation de techniques de paléomagnétisme dans différentes zones de la région ("comunidad" dans le texte) notamment dans les Pics d'Europe, les villes de Villaviciosa et Langreo, ce qui permit de dater le moment où se forma ce grand "u" de l'arc ibéro- armoricain qui s'étend sur les Asturies, la Galice, le Portugal et l'Estrémadure.