La migration circulaire est un concept central dans les études portant sur les politiques migratoires de l'Union européenne. L'objectif de ce séminaire était d'analyser les tendances de la mobilité professionnelle entre l'Union européenne et les pays tiers. La mobilité circulaire signifie par exemple que les nouveaux migrants pourraient avoir un contrat à durée limitée dans l'un des pays de l'Union européenne qui serait par la suite susceptible d'être renouvelé. Dans un rapport fait au nom du SIEPS (Institut suédois d'études européennes) [1], Per Lundborg, professeur d'économie à l'université de Stockholm (SU), a brossé un tableau des nouvelles migrations professionnelles. Son intervention a été discutée par Mikaela Valtersson, députée écologiste au parlement (Riksdag) et présidente de la commission parlementaire sur la migration circulaire mise en place par le gouvernement le 2 juillet 2009 [2]. Le débat a été présidé par la journaliste indépendante Anna Danielsson Oberg et s'est déroulé en présence du ministre des migrations Tobias Billström.
La migration circulaire n'est pas un fait nouveau puisque ce type de migration économique avait été discuté par certains pays de la CEE dans les années soixante. La récente politique française d'immigration choisie s'inscrit dans cette logique. Les Etats-membres de l'Union européenne souhaitent de plus en plus adopter un cadre institutionnel adapté aux besoins des migrations et avoir une meilleure coordination entre les pays d'accueil et d'origine des migrants. Le 11 décembre dernier, le Conseil européen avait entériné le programme de Stockholm qui définissait la politique de l'Union européenne en matière de justice et d'affaires intérieures. La migration circulaire est évoquée régulièrement pour les prolongements de ce programme qui a fixé comme objectif la "gestion pertinente des migrations" [3].