L'équipe du professeur Kanji Takada de la Faculté de Pharmacie de Kyoto a mis au point un système d'administration de vaccin qui prend la forme d'un timbre transdermique.
Le timbre se présente sous la forme d'un disque d'environ 1,5 cm de diamètre sur lequel sont disposées entre 200 et 300 micro-aiguilles (diamètre à la base : 0,3 mm ; longueur 0,5 mm). Ces aiguilles, dans lesquelles se trouve le vaccin, sont constituées de polymères solubles, tels que le hyaluronate de sodium, le dextrane et l'albumine. Lorsque le timbre est appliqué sur la peau, les micro-aiguilles pénètrent dans l'épiderme, puis se dissolvent en quelques minutes, libérant ainsi le vaccin dans l'organisme.
Cette méthode de vaccination présente un certain nombre de caractéristiques qui retiennent l'attention. Tout d'abord, elle est en principe sans douleur, puisque les aiguilles sont trop courtes pour atteindre le derme. De plus, l'utilisation du patch permet d'obtenir une biodisponibilité [1] élevée pour le vaccin. Par ailleurs, le système peut également être utilisé pour administrer d'autres substances pharmaceutiques, par exemple de l'insuline, des interférons (protéines qui stimulent le système immunitaire) ou de l'hormone de croissance. A noter que le patch est particulièrement approprié pour des substances actives pour lesquelles la dose clinique est inférieure à un milligramme.
La Faculté de Pharmacie de Kyoto a créé une bioventure, BioSerenTach, pour commercialiser le timbre transdermique et d'autres nouveaux moyens d'administration de substances actives élaborés par le professeur Takada. Elle s'adresse aux entreprises pharmaceutiques, avec lesquelles elle recherche des partenariats pour des essais cliniques.
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[1] La biodisponibilité est la proportion d'une substance qui va effectivement agir dans l'organisme par rapport à la quantité absorbée.