Le centre pour l'épidémiologie et la prévention oncologique de l'hôpital San Giovanni Antica Sede-Molinette de Turin a publié une étude dans la prestigieuse revue "Lancet Oncology" selon laquelle le test HPV (détection de l'ADN viral par biologie moléculaire) serait encore plus fiable que le traditionnel test cytologique, déjà très efficace.
L'équipe de chercheurs, dirigée par l'endocrinologue Guglielmo Ronco, qui a réalisé cette étude sur près de 100.000 femmes italiennes entre 25 et 60 ans, dans les centres de Turin, Trente, Padoue, Vérone, Bologne, Imola, Ravenne, Florence et Viterbo, a réalisé par des méthodes statistiques que ces tests HPV réussissaient à prévoir plus fréquemment et surtout plus rapidement les cancers du col de l'utérus. Ils concluent de cette étude qu'aujourd'hui le test du HPV peut devenir l'instrument principal de dépistage pour les diagnostics précoces pour les femmes de plus de 35 ans.
A la lumière de cette étude le docteur Ronco va lancer un plan triennal pour utiliser l'ADN dans les tests de prévention. Le test systématique sera bientôt en place à Turin, Ivrea, Trente et Reggio-Emilia. "Dans le même temps, conclue l'épidémiologue, nous continuons à travailler en laboratoire. Nous sommes à la recherche d'un marqueur biologique pour pouvoir déterminer quelle est la probabilité de développement de telle ou telle lésion".