Le mardi 18 février 2010, la Ministre fédérale de l'enseignement et de la recherche, Annette Schavan, a signé, en présence du Secrétaire d'Etat adjoint américain James B. Steinberg, un nouvel accord de partenariat scientifique entre les deux pays. Les thèmes clés pour la coopération entre chercheurs sont les suivants: l'énergie, le climat, l'environnement et la santé.
Des groupes de travail bilatéraux ont commencé leurs programmes de recherches. Ils doivent développer des solutions innovantes sur des standards et des normes communes, en partenariat avec des acteurs économiques, pour in-fine renforcer la position, sur le marché américain, des entreprises allemandes et américaines. Elle a aussi profité de ce déplacement pour inaugurer la Maison de l'innovation et de la recherche allemande (DWIH, en anglais German House) de New-York le mercredi 19 février. Des accords existent déjà entre les deux pays (accord sur la recherche en sécurité civile de mars 2009 [1]) et entre le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche et les institutions américaines comme l'Institut de médecine régénérative de Californie (CIRM).
Lors du voyage de la Ministre en Californie durant l'été 2008, auquel participait le Centre de thérapies régénératives de Berlin Brandebourg (BCRT), l'initiative germano-californienne RegMed avait été mise en place avec le CIRM. Le nouvel accord va donc étendre la liste des instituts partenaires. Ainsi en Allemagne, le Centre de recherche sur les thérapies régénératives de Dresde (CRT), l'Institut Max-Planck de biomédecine moléculaire de Münster, le centre de thérapie cardiaque par les cellules souches de Rostock, l'Institut Max-Planck de recherche cardiaque et pulmonaire de Bad-Nauheim vont aussi participer à la recherche bilatérale.
Les maisons allemandes de l'innovation et de la recherche allemande [2] , regroupent les grands acteurs de la science en Allemagne : Agence allemande des moyens pour la recherche (DFG), l'Office allemande des échanges universitaires (DAAD), la société Max Planck (MPG), la communauté Leibniz (WGL), la fondation Alexandre von Humboldt (AvH), la société Helmholtz (HGF), la société Fraunhofer (FhG), la Conférence des recteurs d'universités (HRK), l'Académie allemande des sciences naturelles Leopoldina et la Chambre de commerce et d'industrie allemande (DIHK). Actuellement 5 ont été inaugurées : Tokyo, New York, Moscou, New Dehli et Sao Paolo. Elles sont issues d'une initiative du Ministère fédéral des affaires étrangères (AA) qui s'est associé avec le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF) dans le cadre de l'initiative "Stratégie internationale 2009" [3].
Le budget total s'élève à 43 millions d'euros, entièrement supportés par l'AA, ce qui permet d'accorder une enveloppe de trois millions d'euros la première année pour le lancement des DWIH. La première a été mise en place en mars 2009 à Sao Paolo, suivie la même année par celles de Moscou, New Dehli, Tokyo et enfin New York.
Pour les deux, voir trois premières années, chaque maison est gérée par un directeur de consortium issu d'une organisation ou d'un collectif de plusieurs partenaires. Ensuite chaque maison s'autogérera. Elles représentent une formidable opportunité pour la visibilité internationale de la recherche allemande, et permet de coordonner les efforts de tous les acteurs.