D'ici peu, sera officialisée l'installation à Valence d'un laboratoire de recherche sur les ondes hautes puissantes en télécommunications spatiales (problème d'avaries des satellites), tel est ce qu'a annoncé à la mi-février la maire de la ville et le ministre régional de l'éducation. Ce laboratoire actuellement situé au sein de l'ESTEC aux Pays-Bas, le Centre Européen de Technologie et Recherche Spatiale de l'Agence Spatiale Européenne (ESA), va ainsi déménager en Espagne. Plusieurs sites européens étaient sur les rangs mais le projet proposé par les deux universités publiques de la ville, l'université de Valence (UV) et l'université polytechnique de Valence (UPV) ainsi que la mairie et le gouvernement régional, a été préféré aux autres.
Manifestement, l'environnement scientifique offert par le groupe d'applications des micro-ondes (Vicente Boria) à l'Instituto de Telecomunicaciones y Aplicaciones Multimedia (ITEAM) de l'UPV et le groupe de semi-conducteurs et fibre optique (Benito Gimeno) à l'Instituto de Ciencias de los Materiales de l'UC (ICMUV), a convaincu les décideurs. Dès le mois de juillet, une structure provisoire va fonctionner à cheval sur les deux universités avant que ne soit construit un édifice propre. Dès le départ, ce ne seront pas moins de 25 chercheurs de l'ITEAM et de l'ICMUV qui vont être impliqués, rejoints par 3 chercheurs de l'ESA. C'est un projet à 15 millions d'euros : 8 en cessions de matériels de la part de l'ESA, 5 des administrations publiques locales et 2 des universités.
Pour communiquer avec la Terre, les satellites émettent dans la gamme des fréquences micro-ondes. L'interaction entre ces ondes et les électrons de l'atmosphère peut endommager les composantes électroniques du satellite selon un phénomène connu sous le nom d'effet multipactor. Et ce problème est d'autant plus aigu que les nouveaux satellites émettent des signaux de plus en plus puissants. Il faut donc tout à la fois tester et valider de ce point de vue, les nouveaux satellites de l'ESA mais aussi étudier et concevoir de nouvelles antennes limitant au mieux cet effet. Voici quelques-uns des défis qui attendent ce laboratoire.