Des chercheurs de l'Institut des Sciences des Microstructures de Centre National de Recherches Canada (ISM-CNRC) redonnent une nouvelle vie à des puces de silicium initialement utilisées dans les réseaux de communications optiques modernes. En effet, de tels composants peuvent avoir des applications biomédicales.
Les chercheurs espèrent pouvoir utiliser ces puces pour tester les interactions entre anticorps et antigènes, ainsi que les marqueurs biologiques précurseurs de cancer ou développés suite à une crise cardiaque. Les capteurs pourraient également détecter des fragments d'ADN et identifier des microbes résistants aux antibiotiques ou des bactéries causant des intoxications alimentaires. Leur utilisation par les industries pharmaceutiques permettrait le développement de médicaments moins coûteux, compte tenu du gain de temps qu'ils apporteraient pour vérifier leur efficacité thérapeutique.
"Le point essentiel est que nous essayons de détecter les molécules d'après la manière dont elles réagissent à la lumière qui traverse les guides d'ondes, explique Siegfried Janz, chercheur à l'ISM-CNRC. L'objectif est de concentrer autant de lumière que possible dans une couche extrêmement fine à la surface du guide d'ondes. Or, les guides d'ondes en silicium concentrent la lumière exactement en surface".