Le 4 février 2010, le ministre suédois de la recherche et de l'éducation [1], Tobias Krantz, a prononcé un discours devant l'Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS [2]). Il a été question des défis actuels et des perspectives de collaborations scientifiques entre l'Union Européenne et les Etats-Unis.
Tobias Krantz a rappelé le rôle clef que jouent les Etats-Unis dans le monde de la recherche : "Peu de pays peuvent offrir autant d'inspiration que les Etats-Unis. Et j'ai besoin d'inspiration." Avant d'insister sur la coopération : "Certaines personnes aiment placer l'Europe et les Etats-Unis à l'opposé l'un de l'autre en insistant sur nos différences plutôt que sur nos ressemblances. Je pense personnellement que cette attitude est un non-sens à la fois politiquement et intellectuellement. A notre époque, la coopération entre des nations qui ont une vision similaire n'a jamais été plus vitale."
Il a conclu par une ouverture sur la taille du monde et les distances qui se réduisent tous les jours un peu plus : "La pression sur nos universités n'a jamais été aussi grande. Des décennies plus tôt, les plus grandes universités en Suède devaient rivaliser entre elles pour compter dans leurs rangs les meilleurs étudiants et chercheurs. Aujourd'hui, les universités de Harvard, Oxford et même de Kyoto sont engagées dans la même bataille. S'il ne s'agit pas là de pression positive destinée à moderniser et améliorer, je ne sais pas ce que c'est !"