Deux mois après la fin de la première phase du projet "Mini E Berlin" [1], ayant pour objectif de tester l'usage quotidien de véhicules électriques et la mise en place de leurs infrastructures de recharge dans des conditions réelles, 40 nouveaux candidats ont reçu ces jours-ci une Mini avec un moteur électrique. Choisies parmi la population berlinoise, ces personnes vont essayer au quotidien ce véhicule pendant six mois, avant d'émettre leur jugement sur ce nouveau mode de transport. Elles prennent la succession des 40 candidats qui avaient déjà suivi cette démarche de juillet à décembre 2009.
Les conclusions tirées de la première phase sont relativement positives : "Les utilisateurs n'ont pas besoin de changer leurs habitudes lorsqu'ils circulent en véhicule électrique", conclut Josef Krems, professeur de psychologie à l'Université de Chemnitz, en charge de suivre le projet. "Contrairement aux attentes, l'autonomie ne représente pas un problème - du moins dans une grande ville comme Berlin". Effectivement, 90% des utilisateurs - pour la plupart des hommes d'âge moyen vivant en ménage à deux - étaient satisfaits de l'autonomie de 150 km. "Les constructeurs n'ont donc plus forcément la pression de devoir atteindre à tout prix 500 km d'autonomie", ajoute M. Krems. Cependant, la limitation de l'espace à disposition de l'utilisateur s'est avérée assez problématique : les batteries Lithium-Ion de 260 kg occupent un volume considérable, au détriment des passagers et des bagages. Un quart des trajets environ n'ont pas pu avoir lieu car la voiture ne pouvait pas accueillir assez de passagers.
La recharge des batteries n'a quant a elle pas posé de problèmes. Une cinquantaine de points de recharge publics répartis dans Berlin ont été utilisés à cet effet, ainsi que, dans la majorité des cas, le garage des utilisateurs ou une prise de courant chez leur employeur. M. Krems en conclut qu' "il serait possible de développer l'électromobilité en utilisant temporairement une infrastructure "de transition"."