Auparavant, les médecins sentaient l'haleine de leur patient pour confirmer leur diagnostic d'hépatite sévère. Or des chercheurs de l'Université de Maastricht ont mis au point un nouveau procédé pour établir un diagnostic en fonction du souffle du patient. Ce dernier, selon sa pathologie, présentera en effet dans l'air qu'il expire des composantes que ne présente pas un patient en bonne santé. Il suffit pour cela de faire souffler le patient dans un sac pour ensuite analyser chimiquement les composantes se trouvant dans l'air expiré. Les maladies détectées sont celles concernant les poumons, mais aussi, ce qui est moins évident, d'autres parties du corps comme l'estomac ou les intestins.
L'avantage de ce procédé, dont l'étude a été dirigée par le docteur Van Schooten, est qu'il coûte beaucoup moins cher et surtout participe au confort du patient, qui évite ainsi des actes médicaux plus lourds comme des biopsies ou des endoscopies.
Un développement commercial de ce procédé est en cours de négociation. Le docteur van Schooten espère voir son procédé se généraliser chez les médecins d'ici cinq ans.