Une équipe de chercheurs chinois de la Xinjiang Academy of Zootechnical Science a annoncé mardi 22 mai avoir développé une nouvelle technique de production de moutons transgéniques à haut rendement. Selon le Dr Liu Mingjun, cette nouvelle méthode, appelée "lentivirus", est plus efficace et plus fiable que les méthodes utilisées à ce jour et pourrait permettre de développer de nouvelles espèces transgéniques de moutons.
Ainsi, sur 162 moutons nés entre Février et avril 2010 à partir d'embryons transgéniques portés par 118 brebis différentes, 92 étaient transgéniques. Le taux record de naissances transgéniques - 56,8% - obtenu par l'équipe chinoise tranche avec celui observé jusqu'alors lors d'autres expériences internationales, plus proche de quelques pourcent. Les études réalisées par l'équipe de Dr Liu se sont basées depuis deux ans sur le clonage des gènes relatifs aux muscles et à la pousse de la laine. La technique "lentivirus" appliquée à 473 embryons transgéniques qui ont été transférés sur 255 brebis a permis la grossesse de 118 d'entre elles. Selon le Dr Liu, elle requiert l'injection d'exogènes clonés à travers les vecteurs lentivirus qui facilitent l'intégration des gènes avec le chromosome porteur et donc son expression et le développement des facultés transgéniques. Les recherches menées par son équipe amélioreraient les qualités musculaires et de la laine des moutons et augmenteraient la production laineuse de l'animale. L'équipe se focalise maintenant sur la stabilisation et l'amélioration de l'efficacité de la technique mise au point lors de ces deux dernières années. "La prochaine étape est de contrôler la croissance des moutons transgéniques obtenus et d'établir les meilleures modifications génétiques afin de viabiliser la création de nouvelles espèces" ajoute le Dr Liu. Sur les 92 naissances d'espèces transgéniques, 61 moutons ont survécu.
Afin d'optimiser et de faciliter l'expression des gènes ciblés, l'équipe de recherche a également lancé une expérience en utilisant des marqueurs génétiques fluorescents. Onze nouvelles naissances observées ont révélées la présence des marqueurs utilisés et sur huit d'entre elles, une lumière verte claire apparaissait sur le nez, la peau et les sabots, indiquant l'expression des gènes étudiés.