La Réserve de San Fernando d'Ica possède un grand potentiel pour la recherche
Des chercheurs du Musée d'Histoire Naturelle de l'Université Nationale Majeure de San Marcos (UNMSM) ont annoncé la découverte de nouvelles espèces d'araignées, de lézards, de guêpes et de scorpions dans la Réserve de San Fernando à Ica. "Ce lieu présente une diversité biologique terrestre de grande importance, aussi bien en termes d'espèces endémiques que d'autres peu connues par la science, sans compter l'impressionnante beauté du paysage", a déclaré au journal El Comercio César Arana, le chef du groupe de chercheurs qui a exploré cette zone au mois de mars.
Ces découvertes sont remarquables, en particulier parce qu'il s'agit de quatre nouvelles espèces d'araignées (Loxosceles, Odo y Lygromma) et une de la famille des Zodariidae, qui appartiendraient fort probablement à un nouveau genre. Ils ont également découvert un lézard de type Liolaemus, un scorpion de type Branchiostoma et une guêpe de type Trathala. "Notre objectif était d'effectuer un inventaire rapide de la biodiversité des écosystèmes terrestres de la zone et d'identifier les espèces originales en matière de conservation. Et nous en avons découvert une grande variété, surtout dans la zone des collines située près du littoral de la zone réservée", a signalé Arana. "Ces espèces seront étudiées par des spécialistes du musée et permettront par la suite d'en savoir un peu plus sur leurs caractéristiques externes et internes. Ces résultats seront ensuite publiés dans la presse scientifique", a-t-il indiqué.
Désert et richesse
"Notre travail de chercheur relève d'une étude de "catégorisation" du lieu. Personnellement, je pense qu'il devrait entrer dans la catégorie de Réserve Nationale, au même titre que celle de Paracas. Cela permettrait d'assurer la protection d'un des écosystèmes clés existant dans notre pays", a commenté Arana. Il a ajouté que ces lieux étant situés en zones désertiques et, qu'à ce titre, ils ne sont pas considérés comme importants car ils présentent une diversité moindre en végétation que d'autres. "Nous avons néanmoins pu constater qu'ils possèdent des espèces uniques et de grande valeur pour le monde scientifique et qu'il faudrait, dès lors, les conserver". "Les déserts ont un biotope (un ensemble d'espèces de plantes, d'animaux et d'autres organismes occupant une zone déterminée) très important et particulier. Les espèces y développent des stratégies, qui leur permettent de survivre dans ces milieux hostiles", a-t-il souligné.
Les chercheurs du Musée d'Histoire Naturelle ont mis à jour de nombreuses plantes endémiques. Ils ont également enregistré un grand nombre d'oiseaux d'importance pour la conservation des espèces. Ils ont notamment été surpris d'observer jusqu'à six condors dans cette zone côtière et ils ont également identifié des guanacos et des renards andins.