Au niveau du détroit partagé entre le Danemark, la Norvège et la Suède, sur un rayon de 100 km autour de Skagerrak, 12 millions de tonnes de CO2 sont mesurés en provenance de nombreuses sources réparties sur les 3 pays : - Norvège : 2,2 millions de tonnes de CO2 - Suède : 4,6 millions de tonnes de CO2 - Danemark : 4,4 millions de tonnes de CO2
De plus, une augmentation de 17-18 millions de tonnes de CO2 dans 10 ans est attendue. Les pays scandinaves aimeraient réduire considérablement leurs émissions de CO2 pour atteindre les accords internationaux fixés pour réduire les impacts du réchauffement climatique. C'est pourquoi, dans la région de Skagerrak, un projet de recherche scientifique a pour objectif de supprimer le CO2 émis pour l'industrie de la région du Skagerak. Ainsi Dag Bjørnsen de Tel-Tek (Porsgrunn) a déclaré qu'après la réalisation d'une pré-étude, 10 millions de tonnes de CO2 pourraient être captés. Ce projet a été développé par le centre R&D de Tel-Tek en collaboration avec la faculté de géologie de l'université d'Oslo, Chalmers Tekniska Högskola et l'université de Göteborg. Dag Bjørnsen coordonne le projet Interreg IVA. L'objectif principal de ce projet est de mettre tout en place pour que l'industrie puisse traiter le CO2.
Dans la région, on trouve 3 raffineries, deux cimenteries, deux usines pétrochimiques, une usine d'ammoniaque, une papeterie et deux centrales à gaz. Ainsi le projet a pour objectif de développer des technologies de captage. Chalmers Tekniska Högskola et l'université de Göteborg étudient les possibilités de captage, les frais liés à chaque site de captage et les aspects juridiques. Le but est d'établir une infrastructure CCS en accord avec les lois cadre de l'Union européenne dans les trois pays concernés. La faculté de géologie de l'université d'Oslo étudie les possibilités de séquestration de CO2 dans la région. Le site de Skagerak pour la séquestration de CO2 est pour le moment à l'étude, mais reste incertain. UiO et GEUS (institut géologique danois) réfléchissent à d'autres possibilités et parlent d'utiliser la mer du Nord en précisant qu'il serait néanmoins préférable de trouver une alternative plus proche. Enfin, Tel-Tek étudie les meilleures conditions de traitement et de transport du CO2 depuis le lieu d'émission jusqu'au lieu de séquestration. Cela implique de trouver les endroits les mieux adaptés à l'installation des terminaux, mais aussi d'étudier sous quelles formes le CO2 devrait être transporté.
Le projet a également pour but d'accroître le niveau de connaissance des futurs décideurs pour le développement futur de CCS dans la région. Comme le dit Dag Bjørnsen, "la gestion du CO2 est encore loin. Il faut d'importants investissements et il est nécessaire d'augmenter le niveau des connaissances à la fois auprès des décideurs mais aussi auprès des autorités."