Après l'échec du premier lancement d'une fusée par la Corée du Sud en août 2009, en raison d'un problème technique ayant bloqué l'ouverture de la coiffe de la fusée (voir BE Corée 48 [1]), le Korean Space Launch Vehicle (KSLV-1) a été lancé le jeudi 10 juin du centre spatial de Naro à Goheung, à 475 km au sud de la capitale. Le lanceur a explosé en vol 137,19 secondes après la mise à feu.
Le second tir du lanceur KSLV-1, initialement prévu le 9 juin et annulé 3 heures avant le décollage (le déclenchement intempestif des systèmes anti-incendie ayant recouvert le pas de tir de mousse ignifuge) a finalement eu lieu jeudi 10 juin à 17h01 heure locale. Les 170 tonnes de poussée générées par le moteur développé par les ingénieurs du centre spatial de Khrunichev en Russie ont permis au KSLV-1 de s'élever rapidement dans les airs et de suivre une trajectoire parfaite durant 137,19 secondes. C'est à cet instant qu'a été rompu le contact télémétrique avec le lanceur. Le KSLV-1 était alors à une altitude de 80km. Les dernières images transmises par une caméra embarquée sur le second étage, semblent confirmer l'hypothèse de l'explosion en vol puisqu'elles montrent une forte lumière, signe d'un embrasement du premier étage. Les débris se seraient abimés en mer au large de l'île de Jeju à l'extrême sud de la Corée.
Ce nouveau coup dur pour l'aventure spatiale sud-coréenne a été annoncé dès 19h30 par le Ministre de l'Education, de la Science et de la Technologie, M Ahn Byung-man en personne depuis le centre spatial de Naro. Peu après, son vice ministre, M. Kim Jung Hyung a directement mis en cause la responsabilité des Russes en soulignant que l'explosion était survenue sur le premier étage de la fusée, développé par les ingénieurs russes.
Séoul a dépensé 502 milliards de wons (418 millions de dollars) dans ce programme initié en 2002, en partenariat avec la Russie.