Depuis l'incident de contamination à la mélamine des formules de lait en poudre pour bébés, la Chine porte une attention particulière à l'application de contrôles stricts sur la qualité des laits crus.
Les tests classiques d'évaluation de la qualité du lait, comme le dosage de la quantité de protéines, bien que faciles à réaliser, ne permettent pas un contrôle efficace de la quantité de lait cru dans les formules de lait ou les produits laitiers. En effet, l'ajout de mélamine permettait d'augmenter le taux d'azote du produit commercial, et ainsi de créer l'illusion d'une teneur du lait en protéine plus élevée, sans pour autant révéler la présence de la substance nocive au moment des tests [2].
Un groupe de chercheurs de la Nanjing University School of Life Sciences, mené par les Drs. Zhang Chenyu et Zen Ke, a identifié la présence d'une quantité de micro-ARN [3] spécifiques au lait de vache, qui pourraient servir de nouvel indicateur, et donc donner de nouvelles normes pour le contrôle de la qualité des laits. L'étude montre que la quantité de ces micro-ARN est proportionnelle à la quantité de lait cru [1]. Comparé aux tests standards, ce biomarqueur basé sur les micro-ARN représente un outil très précis pour la qualité du lait car il contient de nombreux micro-ARN qui reflètent les nombreuses propriétés du lait.
D'autre part, cette découverte pourrait révolutionner notre compréhension de la biochimie des produits laitiers. Selon le Professeur Zen Ke, chercheur de la Nanjing University School of Life Sciences, " si nous pouvons identifier la fonction biologique de plusieurs micro-ARN dans le lait, en ajoutant ou en supprimant certains, nous pourrons générer de nouveaux produits laitiers destinés à des groupes de populations spécifiques ".
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[3] Les micro-ARN (mi-RNA) sont des ARN simples brins longs d'une vingtaine de nucléotides, qui participent à l'expression des gènes.