Médecine Hong Kong poursuit son intégration scientifique avec le Chine continentale avec l'établissement de trois nouveaux "State Key Lab" en santé et chimie
L'université de Hong Kong s'est vue accordé l'autorisation par le ministère chinois de la Science et de la Technologie de mettre en place deux nouveaux " State Key Laboratory " (SKL). Pour mémoire l' " University of Hong Kong " (HKU) possède déjà deux SKL, l'un sur le cerveau et les sciences cognitives [1], l'autre sur les maladies infectieuses émergentes [2].
Le premier de ces nouveaux SKL portera sur l'étude des maladies du foie et plus particulièrement les recherches qui y seront menées concerneront la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies du foie développées à la suite d'une infection par le virus de l'hépatite B. Ce SKL est également partenaire avec le SKL sur les Oncogènes et les gènes liés de l'institut sur le cancer de Shanghai.
Le deuxième SKL concerne la chimie synthétique. Il vise la réalisation de deux objectifs. Le premier étant la création ou l'identification de nouvelles entités chimiques qui présentent un intérêt fondamental quant à leurs structures et liaisons ainsi que du point de vue de leurs propriétés. Le deuxième point porte sur la conception ou le développement de nouvelles méthodes respectueuses de l'environnement pour la synthèse d'entités chimiques. Ce SKL associe également des membres de la " Chinese University of Hong Kong ". En outre, ce laboratoire est également partenaire du SKL de chimie organométallique de l'institut de chimie organique de Shanghai.
Par ailleurs, à la fin du mois de juin a eu lieu la cérémonie officielle marquant le lancement du SKL sur les neurosciences moléculaire à la " Hong Kong University of Science and Technology " (HKUST). C'est la première fois que HKUST établit un laboratoire de ce genre.
L'attribution du statut de SKL par le ministère chinois de la Science et de la Technologie vient récompenser les efforts entrepris de longue date ainsi que reconnaître l'excellence des travaux menés par ces universités dans leurs domaines respectifs. En effet, le label " State key Lab " est uniquement attribué aux meilleures équipes et/ou départements de Chine, preuve en est la récente publication dans " Nature Biotechnologie " d'un article présentant la découverte d'une nouvelle cible pouvant conduire à terme à un nouveau médicament antiviral contre la grippe A mis au point, entre autres, par des membres du SKL de HKU sur les maladies infectieuses émergentes.
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[1] Le SKL sur le cerveau et les sciences cognitives a été ouvert en octobre 2005. Des recherches interdisciplinaires associant imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (fMRI), nanosciences et neurosciences génétiques y sont menées afin investiguer le cerveau et ses diverses fonctions cognitives telles que le langage, l'attention, la perception et la mémoire. Les deux principales directions de recherches prises portent d'une part sur des études comparatives des mécanismes du cerveau mis en jeu lors de l'utilisation du Chinois et des autres langages, et d'autre part sur des études des facteurs neuro-génétiques du système nerveux central.
[2] Le SKL sur les maladies infectieuses émergentes est également en opération depuis octobre 2005. Il est engagé dans quatre secteurs de recherche majeurs, à savoir : l'écologie et l'évolution du virus de la grippe aviaire ; la pathogénèse des virus de la grippe et du SRAS ; l'émergence de pathogènes viraux et enfin les technologies nécessaires au développement de nouveaux vaccins. Il est à noter que ce SKL travail en étroite collaboration avec le centre HKU-Pasteur, lui aussi implanté sur le campus de l' "university of Hong Kong".