L'Energy Research Institute de la Nanyang Technological University (NTU) se concentre sur le domaine des énergies renouvelables, l'efficacité énergétique des infrastructures et sur les aspects socio-économiques de la recherche dans ces domaines. Il s'agit d'une plateforme unique où des disciplines complémentaires, telles que les sciences des matériaux, des systèmes électroniques, biologiques, physiques et sociales se côtoient. Les communautés des sciences dures, des sciences sociales et du business explorent ainsi, en étroite collaboration, de nouvelles solutions en termes de production, stockage, distribution et efficacité énergétique, dans un contexte de changement climatique.
L'objectif de cet institut est d'améliorer l'efficacité des systèmes énergétiques actuels, tout en favorisant les synergies avec des sources énergétiques alternatives. NTU et plus largement Singapour, ont décidé de renforcer leurs efforts de recherche dans ce domaine d'intérêt international fort et qu'ils identifient comme un secteur de croissance stratégique pour l'économie de la cité-état. Le gouvernement a ainsi engagé près de 420 millions d'euros (environ 700 millions SGD) pour construire un écosystème de technologies propres sur cinq ans, dans le cadre de son ambition de devenir un hub mondial en R&D. En 2015, le secteur des technologies propres devrait contribuer pour 2 milliards d'euros (environ 3,4 milliards de SGD) du Produit Intérieur Brut de Singapour et jusqu'à 18.000 emplois.
L'institut est ainsi soutenu par l'Economic Development Board (EDB), la Fondation Nationale pour la Recherche (NRF), l'Agence pour la Science, la Technologie et la Recherche (A * STAR), l'Autorité Maritime et Portuaire de Singapour (MPA) et d'autres organismes institutionnels et industriels. ERI@N a déjà obtenu des financements d'environ 120 millions d'euros (200 millions de SGD). Plus de 60 chercheurs sont impliqués dans cet institut nouvellement créé et devrait passer à 250 scientifiques d'ici 2013.
Six universités européennes internationalement reconnues ont ainsi signé, mi juin 2010, un partenariat avec ERI@N, dans le but de conduire des travaux de recherche conjoints et de développer les ressources humaines à Singapour, dans le domaine des énergies propres et durables. Les universités concernées sont l'Université de Cambridge, l'Imperial College London, la Technical university de Munich (TUM), l'Université norvégienne de Sciences et Technologie, l'Institut autrichien de Technologie et l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse. Au-delà de ces collaborations universitaires, des partenariats sont également créés avec le monde industriel, notamment avec la société Robert Bosch, Rolls-Royce et Det Norske Veritas.
Les efforts devraient se concentrer sur les matériaux énergétiques, les Smart Grids, l'énergie solaire, les bâtiments durables, l'énergie éolienne, et l'électromobilité afin que NTU puisse mettre à profit son expertise dans ces domaines de recherche à haute valeur ajoutée. Ces projets permettront à Singapour d'être un banc d'essai pour le développement de solutions prêtes à l'exportation.