Le troisième volet du plan d'action gouvernemental est consacré aux technologies nécessaires au développement des véhicules qui n'émettent pas ou peu de gaz à effet de serre : les batteries (pour les véhicules électriques et hybrides) et les piles à combustible. La voiture "propre" revêt en effet une importance particulière auprès du gouvernement japonais, en tant que solution clef pour lutter contre le dérèglement climatique, mais également comme moteur de la croissance économique.
L'expansion de ces deux marchés répond à des logiques similaires de baisse des coûts et d'amélioration de la durée de vie des équipements. De plus, l'adoption par la population de ces types de véhicules nécessite la mise en place d'infrastructures particulières : des systèmes de charge des batteries des véhicules électriques pour compenser leur faible autonomie ; un réseau de distribution d'hydrogène sûr, ce dernier étant stocké sous très haute pression.
Le rapport reprend les objectifs pour 2020 énoncés par le METI [1] en 2009 à savoir : - les batteries pour véhicules électriques auront une densité énergétique de 250 Wh/kg (100 Wh/kg en 2006) ; - les batteries pour véhicules hybrides-rechargeables auront une densité énergétique de 200 Wh/kg (70 Wh/kg en 2006) ; - le coût des batteries (véhicules électriques et hybrides) sera de 20.000 yen/kWh (200.000 yen/kWh en 2006) ; - le coût des systèmes à hydrogène sera de 800.000 yens ; leur durée de vie de 5.000 heures (2.000 heures en 2006) ; - le prix de l'hydrogène à la pompe sera de 60 yen /Nm3.
La recherche et le développement nécessaires pour atteindre ces objectifs seront pilotés par le METI, en collaboration avec le MEXT. Les technologies mises en jeu étant arrivées à maturité, la R&D sera essentiellement financée par le secteur privé, le gouvernement se cantonnant essentiellement à soutenir ce dernier dans ses efforts pour développer le marché des véhicules électriques (qui connaît un nouvel essor depuis la mise en vente en 2009 de la Mitsubishi i-MiEV) et celui des véhicules à hydrogène (dont la mise sur le marché est prévue pour 2015). L'Etat mettra notamment en place un certain nombre de mesures visant à accélérer le développement d'infrastructures de distribution de l'hydrogène dans le pays. Enfin, le rapport insiste sur la nécessité d'une collaboration internationale et de la mise en place de standards internationaux de manière à mieux diffuser les technologies nipponnes sur le marché mondial.
Concrètement pour 2011, le METI veillera à renforcer et accélérer la recherche dans les domaines des batteries lithium-ion et de "l'après-lithium-ion". Pour la filière hydrogène, il se concentrera sur l'amélioration des catalyseurs, des membranes et des techniques de mesure et d'analyse. Il financera également les développements liés à la production, le transport et le stockage de l'hydrogène.
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[1] Abréviations utilisées dans l'article : METI : Ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie MEXT : Ministère de l'Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie