Du 14 au 18 juin 2010, s'est tenu à Paris le salon international biannuel Eurosatory 2010 [1], consacré aux systèmes de sécurité et de défense. L'Espagne était présente, par l'intermédiaire d'une vingtaine d'entreprises venues faire découvrir leurs dernières avancées technologiques. L'Indra, entreprise multinationale de Technologies de l'Information numéro un en Espagne, a profité de l'occasion pour présenter l'hélicoptère sans équipage Pelicano. Actuellement en développement, il devrait être opérationnel en 2012.
Pelicano mesure seulement 3,3 mètres de diamètre et pèse 200 kg. Il a pour objectif de s'adapter aux nécessités des opérations navales de contrôle du trafic maritime, de surveillance des frontières et de soutien aux opérations de secours. Tant dans un but militaire que civil, un hélicoptère de ce type permet d'assurer des missions périlleuses sans mettre en danger de vie humaine. Ce projet est soutenu par le Ministère de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme et suivi par le Ministère de la Défense.
Pelicano est prévu pour voler 24h/24 sur des périodes prolongées, allant jusqu'à un mois !!! D'un point de vue technique, cet hélicoptère de taille réduite pourra atteindre 3 600 mètres d'altitude et est doté d'une motorisation améliorée par rapport aux modèles déjà existants, lui permettant d'utiliser le combustible JP5 [2], plus sûr à bord des cargos car peu volatil, lui donnant une plus grande autonomie de vol, et lui permettant d'augmenter sa charge utile transportable (capteurs en tous genres).
Parmi le matériel de pointe embarqué, les hélicoptères sans équipage développés par l'Indra seront équipés de : - capteur électro-optique géostabilisé, à vision de jour et infrarouge, capable de prendre des images haute résolution en altitude et suivre un point déterminé au sol indépendamment de la direction prise par l'hélicoptère, - radar capable de "voir" à travers les nuages, - capteur de détection des menaces chimiques, bactériologiques, radioactives et nucléaires (capteur NRBC), - système IFF d'identification ami-ennemi qui permet aux tours de contrôle de suivre et d'identifier l'engin à partir d'un code que celui-ci émet et donc de le distinguer des appareils ennemis. Il est aussi prévu d'installer à bord un relais de voix afin que l'opérateur gérant à terre le vol, puisse communiquer avec les tours de contrôle.