L'autophagie est un mécanisme cellulaire important : c'est lui qui permet à une cellule d'auto-nettoyer son cytoplasme, le liquide qui la remplit, dans lequel nage le noyau et qui contient toutes sortes de macromolécules et d'organites, certaines en état de marche, d'autres abimées et que la cellule doit éliminer pour assurer la viabilité de l'organisme.
Une équipe de 12 chercheurs dont 10 d'Oviedo, principalement de l'Institut Universitaire d'Oncologie, ont découvert que des souris dont ils avaient génétiquement diminué (mais non supprimé) les capacités d'autophagie en les rendant déficientes en protéases Atg4b, présentaient des troubles de l'équilibre. L'étude a révélé des pathologies de l'oreille interne, notamment des défauts dans le développement des otoconies, ces cristaux organiques de carbonate de calcium essentiels à l'équilibre.
Dans les conclusions de leur travail publié en libre accès dans The Journal of Clinical Investigation [1] et qui donne lieu dans le même numéro à un article de commentaire [2], les chercheurs relèvent que ces observations ouvrent la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour une pathologie, la perte d'équilibre, de plus en plus diagnostiquée dans nos populations vieillissantes.
- [1] Article "Autophagy is essential for mouse sense of balance" par Guillermo Mariño et al., publié dans The Journal of Clinical Investigation, Volume 120, Issue 7 (July 1, 2010), pages 2331-2344, doi : 10.1172/JCI42601. Article en libre accès : http://www.jci.org/articles/view/42601 - [2] Article "A balancing act for autophagin" par Andreas Till et Suresh Subramani, publié dans The Journal of Clinical Investigation, Volume 120, Issue 7 (July 1, 2010), pages 2273-2276, doi :10.1172/JCI43238.