Lancé à l'initiative de trois chercheurs (1) de l'UPMC (Université Pierre et Marie Curie), de l'Institut des Nanosciences de Paris (INSP) et de l'Institut de Minéralogie et de Physique des Milieux Condensés (IMPMC), le programme Nanomat training qui démarre à l'occasion de cette rentrée universitaire 2010 est le prolongement du master déjà proposé par l'UPMC, intitulé "Nanomat : sciences et matériaux". Ce nouveau programme a pour objectif de proposer à tous les doctorants de mener des thèses en co-tutelle sur les nanomatériaux, en partenariat avec un consortium européen de trois universités : l'UPMC, l'Université suédoise d'Uppsala et l'Université italienne Roma Tre. D'autres partenaires, comme le Synchrotron SOLEIL à Saint-Aubain, près de Paris, et le Maxlab à Lund, en Suède, lui apporteront leur soutien.
Constituée de cours théoriques et expérimentaux cette formation, qui s'appuiera aussi sur les écoles doctorales, apportera aux doctorants une large vision sur les différents types de nanomatériaux, ainsi que sur les propriétés des matériaux allant de l'électronique ou de l'optique à la catalyse. Y seront également dispensées des connaissances scientifiques, industrielles et financières. Un module spécial abordera les risques et problèmes de santé ainsi que l'analyse du cycle de vies des nanomatériaux. Précisions qu'une nouvelle école - les Nanoscopies - sera créée spécialement pour Nanomat training, dans laquelle l'UPMC et le Synchrotron SOLEIL coopéreront afin d'offrir aux doctorants un aperçu général des techniques expérimentales d'imagerie et de spectroscopies à l'échelle nanométrique.
(1) Nadine Witkowski et Massimiliano Marangolo, Institut des Nanosciences de Paris (UPMC/CNRS), enseignants chercheurs à l'UPMC et responsables du Master International Nanomat. Matteo d'Astuto, Institut de Minéralogie et de Physique des Milieux (IMPMC).