Le spectromètre magnétique alpha (AMS) est arrivé fin août 2010 au Centre spatial Kennedy (Floride). Ce fut l'occasion pour Peter Hinze, coordinateur du gouvernement pour l'aéronautique et l'aérospatiale ainsi que Secrétaire d'Etat parlementaire auprès du Ministère fédéral de l'économie et de la technologie (BMWi), de mettre en avant le savoir-faire allemand. Il a ainsi déclaré que "l'AMS est un exemple prestigieux pour les prouesses en recherche fondamentale allemande. Avec l'AMS, des réponses à des questions centrales de la physique de notre univers vont être apportées. Je me réjouis que le transport de l'AMS vers la Station spatiale internationale (ISS) ait été rendu possible avant la fin des vols des navettes spatiales. J'adresse mes félicitations aux scientifiques allemands et au professeur Schael de l'Université technique d'Aix-la-Chapelle (RWTH, Rhénanie du Nord Westphalie), qui a participé au succès du développement de l'AMS par son expertise d'excellence et son fort engagement".
L'appareil de mesure a été présenté au public dans la matinée du 28 août, avant son départ pour l'ISS prévu le 26 février 2011 à bord du dernier vol des navettes spatiales américaines.
L'AMS a été réalisé sous l'expertise du prix Nobel américain Samuel Ting, avec la participation de plus de 500 scientifiques issus de 15 pays au sein de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) de Genève, du professeur Schael de la RWTH et de l'Université technique de Karlsruhe (KIT, Bade-Wurtemberg). L'appareil doit permettre de réaliser des mesures sur les rayonnements cosmiques. Les scientifiques attendent beaucoup de cette expérience afin de répondre à des questions telles que la répartition entre matière et antimatière, ainsi que des preuves expérimentales de l'existence de cette dernière.