Le modèle de recherche de l'industrie américaine des biotechnologies est en plein bouleversement. Dans nos précédentes contributions, nous avions relaté ces tendances. Bien documenté et très stratégique, un récent rapport publié par le cabinet d'audit Ernst & Young, portant sur le secteur des biotechnologies vient confirmer nos analyses.
Pour autant le secteur n'est actuellement plus en crise : il affiche une belle croissance de son chiffre d'affaires et des performances financières uniques en 2010. En effet, les grandes sociétés de biotechnologies aux Etats-Unis, au Canada, en Europe [1] ont réalisé un bénéfice net de 4,7 milliards de dollars soit 30% d'augmentation par rapport à l'année 2009. Le financement de la R&D s'est élevé durant cette même période à 25 milliards de dollars (+7%).
Ce rapport met en exergue la domination des Etats-Unis dans le secteur. Pour preuve, la répartition des 25 milliards de capitaux levés par ces entreprises était la suivante en 2010 : 81% par les Etats-Unis, 17% par les pays de l'Union Européenne et 2% par le Canada. A ceci s'ajoute le fait que ce sont les entreprises de biotechnologie américaines Genentech (rachetée par Roche en 2009), Amgen, Genzyme (pionnier dans le domaine des maladies rares, rachetée par Sanofi en 2011), Biogen Idec, Gilead Sciences qui occupent une position dominante dans le secteur.
Cette domination est toutefois atténuée par les grandes interrogations qui s'imposent aux acteurs du domaine quant au modèle d'affaire à adopter pour relancer une innovation qui a été jusqu'ici en berne. Autre constat de cette étude, les aires thérapeutiques qui ont attiré le plus de fonds sont représentées majoritairement par l'oncologie (23%), le diagnostic (23%), l'inflammation (13%), la neurologie et le système nerveux central (11%) et l'endocrinologie (10%).
Le secteur des biotechnologies aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, les bénéfices nets réalisés dans le secteur se sont élevés à 4,9 milliards de dollars [2] soit une hausse de 33% par rapport à 2009. Quant aux financements des capitaux-risqueurs (VC), ceux-ci suivent également une tendance haussière (20,7 milliards de dollars soit 15% de hausse par rapport à 2009). Il est à noter que 12,2% des investissements totaux des VCs sont destinés au secteur des biotechnologies, 18,2% au secteur de l'IT et du web 2.0 [3].
Ce rapport met en exergue la domination des Etats-Unis dans le secteur. Pour preuve, la répartition des 25 milliards de capitaux levés par ces entreprises était la suivante en 2010 : 81% par les Etats-Unis, 17% par les pays de l'Union Européenne et 2% par le Canada. A ceci s'ajoute le fait que ce sont les entreprises de biotechnologie américaines Genentech (rachetée par Roche en 2009), Amgen, Genzyme (pionnier dans le domaine des maladies rares, rachetée par Sanofi en 2011), Biogen Idec, Gilead Sciences qui occupent une position dominante dans le secteur.
Cette domination est toutefois atténuée par les grandes interrogations qui s'imposent aux acteurs du domaine quant au modèle d'affaire à adopter pour relancer une innovation qui a été jusqu'ici en berne. Autre constat de cette étude, les aires thérapeutiques qui ont attiré le plus de fonds sont représentées majoritairement par l'oncologie (23%), le diagnostic (23%), l'inflammation (13%), la neurologie et le système nerveux central (11%) et l'endocrinologie (10%).
Après une période de récession qui a laissé des traces visibles en termes de financement de l'innovation et de prise de risque, la confiance des marchés et des investisseurs dans le secteur des biotechnologies affiche une certaine reprise. Pour autant, des changements notables de modèles et d'orientations stratégiques sont en cours. Ces orientations n'ont jusqu'à présent malheureusement pas favorisé les petites entreprises de biotechnologie qui ont désormais besoin de faire preuve d'une plus grande adaptabilité à l'environnement afin de s'imposer dans le secteur.
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[1] Calcul fait à partir des données de 622 entreprises de biotechnologie publique
[2] Calcul réalisé à partir des données de 315 compagnies publiques, 1 411 compagnies privées et 1 726 compagnies publiques-privées