La tricherie commence à être mise en question dans les grandes écoles et les universités suédoises. L'Agence suédoise de l'enseignement supérieur (Högskoleverket) avait constaté un tassement des pratiques en 2009, mais les chiffres de l'année 2010 voient une remontée spectaculaire : les interdictions de cours aux étudiants ayant triché ont augmenté de 56% par rapport à 2009. 750 étudiants ont été avertis, 591 cas d'exclusion ont été prononcés dont 343 à cause de fraudes. En 2009, il y avait eu 509 avertissements et seulement 379 exclusions.
Les universités utilisent des logiciels de détection pour repérer les pratiques de plagiat. L'Université de Södertörn songe à généraliser l'usage d'Urkund qui est l'un de ces logiciels. En dehors des cas de fraudes, 159 étudiants ont été avertis par les différents conseils disciplinaires universitaires pour d'autres raisons de tricherie. La vice-présidente de l'association des étudiants de l'Université de Södertörn, Elma Durakovic, estime que la lutte contre le plagiat doit être renforcée sans passer pour autant par des méthodes policières. L'information sur les risques encourus doit être renforcée.
Les raisons du plagiat sont surtout liées à la volonté de gagner du temps.