=> Le mystère du fort taux de fausses couches chez les juments résolu !
L'espèce équine présente un taux anormal de fausses couches dues à des causes chimiques, lorsqu'on la compare aux autres animaux domestiques. En moyenne, 40% des grossesses n'aboutissent pas, ce qui a déconcerté vétérinaires, éleveurs et biologistes pendant plus de quarante ans. L'équipe de Ludek Bartos [1], de l'Institut de Science animale de République tchèque [2], vient de publier dans la revue Behavioral Ecology and Sociology une étude sur le sujet. Il apparaît que les juments, lorsqu'elles sont séparées du géniteur de leur futur poulain et mises en contact avec d'autres mâles, qu'il s'agisse d'entiers ou de hongres, présentent un risque accru de faire une fausse couche. Il s'agit d'un mécanisme permettant en fait d'éviter une réaction négative de ces mâles envers des poulains qui ne seraient pas les leurs. Concrètement, lorsqu'une jument pleine sent l'odeur de l'urine du mâle dominant et que celui-ci n'est pas le père de son futur poulain, les phéromones contenues dans cette urine sont analysées par son organe de Jacobson. Cela induit un processus en série menant à des changements dans les profils de prolactine, puis, finalement, à la fausse couche. Cette découverte pourrait avoir des répercussions importantes sur les méthodes d'élevage.
=> Le zoo de Prague oeuvre en faveur des chevaux de Przewalski
Une étape importante vient d'être franchie envue de la réintroduction des chevaux de Przewalski dans leur habitat naturel. Le zoo de Prague [3] a envoyé en Mongolie quatre spécimens, nés et élevés en République tchèque. Les trois juments et l'entier ont été intégrés à une horde protégée, afin d'enrichir son patrimoine génétique. Les chevaux, s'ils sont nés en captivité, ont été élevés de façon à ne jamais être en contact direct avec les êtres humains ; l'établissement possède en effet, en plus des quatre sujets présents dans son enceinte, onze femelles et huit mâles localisés à Dolni Dobrejov. Ils y vivent en autonomie et dans un evironnement proche de celui existant en Mongolie. Le zoo de Prague est impliqué depuis longtemps dans la protection de la race Przewalski, dont le nombre de spécimens à l'état sauvage était quasiment nul dans les années 1960. Les efforts fournis par différents acteurs internationaux, qu'ils soient tchèques, français, suisses ou allemands, ont permis de hausser leur population à 2.000 [4]. Néanmoins, les chevaux de Przewalski demeurent une espèce menacée, notamment en Ukraine où l'on note la disparition graduelle d'une horde, sans doute prise pour cible par les braconniers et les loups.
BE République Tchèque numéro 25 (9/11/2011) - Ambassade de France en République Tchèque / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68138.htm