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BE Chine 112  >>  20/01/2012

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Espace
Le troisième livre blanc chinois sur l'espace en dix ans donne les orientations majeures pour les cinq prochaines années

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68844.htm

Le troisième livre blanc sur l'Espace publié par la Chine depuis l'an 2000 a été rendu public le jeudi 29 décembre 2011 par le Bureau d'information du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central). La République populaire de Chine y synthétise ses objectifs et ses principes de développement pour le secteur spatial, les principaux progrès réalisés par le pays depuis 2006, les tâches majeures à réaliser lors des cinq prochaines années, les politiques et les mesures de développement du secteur spatial en Chine et la coopération internationale en cours et à venir.

Selon le livre blanc, le développement de la Chine dans le domaine spatial porte sur cinq axes majeurs : le développement scientifique et pacifique, l'innovation, l'autonomie et l'ouverture à l'international.

Les progrès réalisés depuis 2006

Les rédacteurs insistent sur les progrès majeurs réalisés depuis 2006 par la Chine qui la placent de fait aujourd'hui comme un acteur incontournable du secteur. 67 lancements ont été réalisés en l'espace de 5 ans pour 79 astronefs envoyés avec succès sur l'orbite prévue. En 2011, la Chine a effectué 19 lancements (18 succès), un record pour le pays, ce qui la place au deuxième rang mondial en termes de lancements derrière la Russie (36). A ce total s'ajoute le lancement par l'Académie des Sciences de Chine le 7 mai 2011 de la fusée sonde, Tianying-3C, dans le cadre de son projet Méridien d'analyse de l'environnement spatial, depuis la province insulaire de Hainan (sud). La fusée a atteint la couche ionisée de l'atmosphère à une altitude maximale de 196,6 km.

Le programme spatial habité a été au coeur de l'actualité spatiale chinoise depuis 2006. Du 25 septembre au 28 septembre 2008, trois taïkonautes ont été envoyés dans l'espace à bord du vaisseau Shenzhou-7 et ont réalisé pour la première fois en Chine une sortie extravéhiculaire. Le jeudi 3 novembre 2011, la Chine a réalisé le premier rendez-vous en orbite de son histoire : la capsule spatiale Shenzhou-8 s'est amarrée au cargo spatial Tiangong-1 à une vitesse d'environ 7,7 km/s et à une altitude de 343 km. Ces deux évènements, salués en Chine et à l'international, confirment les avancées de la Chine en matière de rendez-vous spatiaux et de vols habités, nécessaires à la mise en place d'une station spatiale en orbite. Celle-ci devrait être construite et opérationnelle d'ici à 2020. Ravitaillés grâce au cargo spatial chinois Tiangong, le plus grand et le plus lourd véhicule spatial conçu à ce jour par la Chine, des taïkonautes pourront y être envoyés à l'aide du vaisseau spatial Shenzhou. Cette troisième station spatiale de l'histoire, après la station russe " Mir " et la station spatiale internationale " ISS " devrait être plus petite que les précédentes : 60 tonnes environ pour la station chinoise contre 419 tonnes pour Mir et 137 tonnes pour l'ISS.

La Lune reste également un objectif prioritaire pour le gouvernement chinois. Le 24 octobre 2007, la Chine a lancé avec succès sa première sonde lunaire Chang'e 1. Destinée à cartographier et modéliser en trois dimensions certaines régions lunaires, elle est entrée en orbite lunaire, à 200 km, le 5 novembre 2007. Elle a été désorbitée le 1er mars 2009 et s'est écrasée sur la surface de la Lune par 1.5° de latitude et 52.36° de longitude. Les données fournies par Chang'e 1 ont permis entre autres aux scientifiques chinois de produire une image complète de la Lune, sur un plan et en trois dimensions, de mieux connaître la distribution des huit principaux éléments chimiques présents sur le satellite de la Terre, de mieux appréhender l'épaisseur de l'écorce lunaire ainsi que sa teneur en hélium 3 et de recueillir des données sur le vent solaire. Le 1er octobre 2010, le pays lançait Chang'e 2, sa deuxième sonde lunaire, dans le but de conduire des tests technologiques et des prises de vue d'un site d'alunissage adapté (probablement Sinus Iridium ou la Baie des Arcs-en-ciel) pour la mission Chang'e 3, qui devrait être lancée en 2013 (et qui comprendra une phase d'alunissage en douceur et le débarquement d'un véhicule d'exploration de la surface et du sous-sol du satellite). Chang'e 2 termine actuellement sa mission au point de Lagrange L2, à 1,5 millions de kilomètres de la Terre, où elle réalise jusqu'à la fin 2012 des tests et des expériences scientifiques en espace lointain.

Autre domaine majeur du spatial en Chine, le système d'essai de navigation et de positionnement par satellite chinois Beidou, le " GPS chinois ", qui comprenait fin 2011 dix satellites, a été mis en service fin décembre 2011 et a commencé à fournir les premiers services opérationnels de positionnement, de navigation et de mesure du temps sur la Chine et ses régions voisines. La Chine prévoit le lancement de six satellites supplémentaires en 2012, afin d'améliorer le système Beidou et d'étendre sa zone de service à la plupart des parties de la région Asie-Pacifique. Ce système vise une couverture mondiale pour 2020. Le porte-parole du système de navigation Beidou a souligné que le système chinois était compatible et interopérable avec les autres grands systèmes mondiaux de navigation par satellite et a indiqué qu'une version béta du document de contrôle d'interface serait très prochainement consultable en ligne, ce qui permettra aux entreprises chinoises et étrangères de développer des terminaux et des applications compatibles avec Beidou.

Dans le domaine des expériences scientifiques et technologiques en milieu spatial, la Chine a lancé depuis 2006 plusieurs satellites de la série Shijian dont Shijian-8 le 9 septembre 2009, qui a permis de réaliser des tests de cultures de semences dans l'espace et Shijian-12 le 20 aout 2010 qui a effectué des mesures entre corps célestes et qui a réalisé un amarrage en orbite avec le satellite Shijian-6F, lancé le 25 octobre 2008. Le dernier satellite de la série, Shijian-11-03, a été lancé le 6 juillet 2011.

Côté télécommunications, le pays poursuit son développement avec le satellite Zhongxing 10 basé sur la plateforme DFH-4 (DongFangHong-4) dite de "nouvelle génération" et développée par la Chine lors du onzième plan quinquennal afin de proposer une plateforme de communication capable de rivaliser sur le plan international. Le satellite de relais de données Tianlian 1, le deuxième lancé par la Chine depuis 2008 et développé à partir de la plateforme DFH-3, a été lancé le 11 juillet 2011. Il a été conçu pour supporter des communications en quasi temps-réel entre un satellite en orbite et une station sol ainsi que pour appuyer le système chinois de stations sol de poursuite et de télémétrie, dans le cadre du programme spatial habité chinois et des missions telles que l'amarrage du module orbital TianGong-1 et du vaisseau Shenzhou-8.

Le pays a diversifié ses activités spatiales en améliorant et en lançant plusieurs séries de satellites aux activités variées. Fengyun (météorologie), Haiyang (océanographie), Ziyuan (détection de ressources), Tianhui (cartographie), Yaogan et une constellation de petits satellites ont été lancé afin d'étudier l'environnement terrestre et de comprendre et répondre plus efficacement aux phénomènes naturels.

Enfin, la Chine a annoncé en 2011 la modernisation de son réseau de contrôle et de surveillance de l'Espace et la mise en place d'un réseau moderne de stations d'observation de l'espace lointain afin de soutenir les futures missions habitées, le programme lunaire et martien (remis en question après l'échec en 2011 de l'envoi vers Mars de la sonde Yinghuo-1 en partenariat avec la Russie) et l'exploration de l'espace lointain. Le lancement en 2011 du satellite Tianlian 1 confirme la volonté chinoise de développer un réseau de contrôle et d'observation à la fois terrestre et en orbite.

Les tâches majeures des cinq prochaines années

Ces avancées majeures pour la Chine s'inscrivent dans une vision à long terme que le pays souhaite ambitieuse et prestigieuse. D'ici 2017, le pays veut poursuivre et développer ses grands programmes spatiaux vers la Lune (Chang'e), de vol spatial habité (Shenzhou), de navigation et de positionnement par satellite (Beidou), d'observation de la Terre à haute résolution et de fusée porteuse (Longue Marche) de nouvelle génération. Le développement et la réorganisation de l'industrie spatiale font également partie des priorités du gouvernement central.

21 lancements sont prévus en Chine en 2012, soit environ 30 satellites envoyés en orbite. Dans la perspective d'une augmentation croissante des lancements et de la masse des charges utiles au fil des ans, le pays développe trois lanceurs de nouvelle génération, Longue Marche 5, 6 et 7. Longue Marche 5 devrait utiliser un carburant non toxique et non polluant, sans plus de précisions pour l'instant. Il sera doté d'une capacité de lancement de 25 tonnes en orbite terrestre et de 14 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Longue Marche 6 sera une fusée porteuse rapide d'un type nouveau et d'une capacité de lancement supérieure à une tonne en orbite héliosynchrone de 700 km d'altitude. Enfin Longue Marche 7 devrait pouvoir placer en orbite terrestre basse 13,5 tonnes et 5,5 tonnes en orbite héliosynchrone de 700 km d'altitude.

Les vols spatiaux habités figurent en bonne place sur les priorités spatiales chinoises des cinq prochaines années. Parmi les lancements sont prévus ceux des vaisseaux Shenzhou 9 et Shenzhou 10, habités ou non, ainsi que d'un laboratoire spatial. L'année 2012 pourrait bien être également celle de la première femme chinoise dans l'espace. Le livre blanc indique que les cinq prochaines années doivent être consacrées au développement et à la mise en place de la technologie nécessaire à la construction d'une station spatiale chinoise.

La deuxième étape du programme lunaire chinois, portant sur la maîtrise de l'alunissage, sera lancée avec l'envoi d'une sonde lunaire, destinée à réaliser un atterrissage en douceur sur la Lune et à patrouiller sur la surface lunaire. Les premiers tests du rover lunaire ont commencé fin 2011. D'une masse de 120 kg, le rover peut parcourir une distance de 10 km, réaliser des activités de détection et envoyer des données sur la Terre. Les tests ont été réalisés à 200 km de la ville de Dunhuang, dans la province du Gansu.

La feuille de route en trois étapes du système de positionnement et de navigation par satellite Beidou indique que le GPS chinois passera d'ici 2020 d'un système expérimental à un système régional puis enfin, planétaire. 2012 devrait être l'année de la mise en place du système régional couvrant l'Asie-Pacifique et capable d'assurer des services relatifs à la navigation, au positionnement, à l'annonce de l'heure et à l'envoi de messages courts. Le système global, qui couvrira toute la planète, sera in-fine constitué de cinq satellites géostationnaires et de trente satellites non géostationnaires.

La Chine est également soucieuse d'améliorer les performances et les capacités des satellites Fengyun, Haiyang, Ziyuan ainsi que la constellation de petits satellites d'observation de la Terre afin de disposer de données et de services autonomes dans ces domaines. L'observation indépendante de la Terre à haute résolution est un objectif affiché de la Chine pour ces cinq prochaines années. En 2012, le satellite d'étude des ressources naturelles CBERS-03/04, développé conjointement par la Chine et le Brésil suite à un accord signé en 1998 entre les deux pays, devrait être lancé, ainsi que le satellite Huanjing-1C, dédié à l'étude de l'environnement et au suivi des catastrophes naturelles. Après le lancement de Huanjing-1A et 1B le 6 septembre 2008 et de Huanjing-1C en 2012, la Chine prévoit dans le futur le lancement de quatre satellites optiques et quatre satellites radars Huanjing-2, pour une disponibilité des données d'observations au plus tard 12 heures après une catastrophe naturelle.

Côté télécommunications, le développement de satellites de nouvelle génération, à plus haut débit et à plus grande puissance est un objectif important pour la Chine afin de rester dans la course mondiale de ce secteur d'activité très concurrentiel.

Parmi les projets de recherche scientifique et technologique dans l'Espace figurent le satellite Shijian-9, qui sera équipé de télescopes à rayons X " durs ", un satellite pour les expériences quantiques ainsi qu'un autre pour la matière noire, ou encore des satellites récupérables.

La recherche spatiale n'est pas en reste : un système de recherche fort sur la science spatiale sera établi. Dans ce sens, l'Institut de Recherches Stratégiques Chinois pour le Développement des Sciences, des Technologies et de l'Ingénierie en Aérospatial a été créé le 25 décembre 2011 à Pékin. Il a pour missions d'élaborer des stratégies globales et des plans périodiques pour le développement de l'aérospatial en Chine et de fournir des conseils stratégiques et des données scientifiques pour les grands programmes spatiaux nationaux. Dans le domaine des débris spatiaux, un système d'évaluation sur la réduction des débris spatiaux engendrés par les lancements ou suite à l'achèvement de missions sera développé ainsi qu'un nouveau modèle de simulation numérique sur les collisions des déchets dans l'espace.

Enfin, pour faire face à l'activité induite par le développement de ces grands programmes spatiaux, un nouveau centre de lancement est en construction à Wenchang dans la province tropicale de Hainan, au Sud de la Chine. Dédié à la nouvelle génération de lanceur lourd chinois et partiellement ouvert au public, il devrait être opérationnel à partir de 2013.

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Code brève
ADIT :
68844

Sources :

Office d'information du Conseil des Affaires d'Etat de la République Populaire de Chine, 29/12/2011, http://china.org.cn/government/whitepaper/node_7145648.htm

Rédacteurs :

Thomas Palychata, thomas.palychata@diplomatie.gouv.fr

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Origine :

BE Chine numéro 112 (20/01/2012) - Ambassade de France en Chine / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68844.htm
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