Une équipe de 55 chercheurs, dirigée par le Dr. Sin Tiong ONG de l'Ecole de Médecine Duke-NUS (National University of Singapore) [1], a découvert une mutation génétique rendant les traitements de certains cancers moins efficaces. Ils ont également identifié une solution pour pallier à ce problème. Les conclusions de l'équipe ont été publiées dans la revue Nature Medicine.
Cette mutation est observée chez environ 15% de la population d'Asie du Sud Est et en moindre mesure chez le reste des asiatiques. Cette mutation n'est observée ni chez les populations Africaines ni Caucasiennes. Les chercheurs ont constaté que certains médicaments luttant contre des cancers spécifiques du poumon ou du sang perdaient de l'efficacité chez les patients atteints par la mutation de ce gène. Cette défaillance peut être corrigée par l'ajout d'un médicament, non commercialisé mais utilisé au cours de certains essais clinques. Cependant, il reste à entreprendre une étude clinique chez l'homme afin de confirmer ces résultats inédits et prometteurs. Les scientifiques de la Duke-NUS espèrent pouvoir signer un partenariat avec une grande entreprise pharmaceutique permettant ainsi le financement des essais cliniques qui devraient aboutir à la mise sur le marché de ce nouveau protocole.
Ces résultats sont le fruit d'une recherche qui a débuté en 2008 et qui implique plusieurs hôpitaux et instituts Singapouriens et Japonais. Le Genome Institut of Singapour (GIS/A*STAR) [2] est par exemple à l'origine de l'identification de cette mutation génétique. L'équipe internationale et multi-instituts ont été financés à hauteur de 1,6 millions de dollars par le National Medical Research Council (NMRC) [3] et le Biomedical Research Council (BMRC) [4].