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BE Royaume-Uni 117  >>  19/09/2012

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Politique scientifique, innovation, universités
Articles en Open Access, la norme au Royaume-Uni d'ici 2014

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70989.htm

Dès 2014, l'ensemble des articles scientifiques issus de financements publics britanniques seront librement accessibles dès leur publication. Cette annonce du BIS, le Ministère des entreprises, de l'innovation et des compétences, vient préciser les ambitions du Royaume-Uni en matière d'Open Access (OA), terme anglais pour désigner la mise à disposition gratuite des articles et données scientifiques.

L'Open Access faisait déjà partie des axes forts de la dernière stratégie britannique pour la recherche et l'innovation publiée en décembre 2011. Les modalités de la transition vers un modèle de libre accès ont été précisées mardi 17 juillet 2012 dans une réponse du gouvernement de coalition aux recommandations du rapport Finch sur la mise en place de l'Open Access.

La décision la plus attendue par les académiques et les éditeurs concernait le modèle économique retenu, "Gold OA" ou "Green OA". Dans le cas du modèle "Green OA", le coût de publication d'un article continue d'être financé via les abonnements à la revue, mais n'importe qui peut ensuite accéder aux articles archivés en ligne, généralement après une période "d'embargo" pendant laquelle l'article est uniquement accessible dans la revue payante. Pour le modèle "Gold OA", le cout de publication passe typiquement du lecteur à l'auteur sous la forme d'un frais de traitement d'article à la charge de l'organisme de recherche. On parle de mode de financement inversé. Les articles sont alors directement accessibles en Open Access dés leur publication.

Le gouvernement britannique a fait un choix radical puisqu'il a opté pour le modèle "Gold OA". Ce qui signifie que les organismes de recherche britanniques devront à partir de 2014 financer la publication de leurs articles. Cette charge supplémentaire pour les universités devra être contrebalancée par la réduction de leurs abonnements aux revues, qui est en moyenne de 200 M£ par an.

Le choix d'un passage direct au modèle "Gold OA", reçu positivement par une grande partie de la communauté scientifiques, soulève cependant plusieurs inquiétudes. D'une part, le cout de la transition vers un modèle global "Gold OA", notamment pour permettre aux universités de continuer à accéder aux publications qui resteront payantes, sera plus élevé que pour le modèle "Green OA". Sur ce point, David Willets, secrétaire d'Etat aux universités et à la science a indiqué qu'une partie des frais de traitement d'article, estimés par le rapport Finch à 50 M£ par an pour le Royaume-Uni, seront pris en compte dans le budget pour la Science. D'autre part il existe une incertitude sur l'impact qu'aura le modèle "Gold OA" sur le cout global d'une publication. On estime que le modèle "Gold OA" restera avantageux pour les universités et organismes de recherche si les frais de traitement restent en deçà de 2.000 £ par publication. Aujourd'hui la moyenne au Royaume-Uni est de 1 500 £ par article.

Les conseils de recherche britanniques doivent désormais préciser le mécanisme qui sera mis en place pour financer les frais de traitement d'article. Les options actuellement à l'étude sont la possibilité d'inclure ces frais dans les "grants", les bourses alloués aux projets de recherche, ou bien de verser une enveloppe dédiée à chaque université. Dans sa réponse au rapport Finch, le gouvernement préconise également une réduction de la période d'embargo pour les publications dans les revues non financées par les frais de traitement d'article, fixant la durée limite acceptable à deux ans.

L'un des facteurs de succès de l'Open Access repose sur l'existence d'archives accessibles en ligne. Sur ce point, plusieurs conseils de recherche britannique ont déjà mis en place des plateformes, notamment dans le domaine de la santé et des sciences sociales. RCUK, l'organisme qui coordonne l'ensemble des conseils de recherche, prévoit également la création d'une plateforme unique qui regroupera l'ensemble des publications en Open Access bénéficiant des financements publics britanniques.

Les arguments en faveur de l'Open Access présenté par le gouvernement britanniques sont généralement les suivants : l'Open Access permet une plus grande diffusion des travaux de recherche et augmente leur impact ; un meilleur accès aux données scientifiques augmente aussi la qualité des résultats de recherche et favorise l'innovation ; l'adoption de l'Open Access au Royaume-Uni permettrait une augmentation du retour sur investissement en R&D de 184 à 386 M£ sur une période de 20 ans (Heading for the open road, RIN, 2011).

On assiste aujourd'hui à une tendance de fond en faveur de l'Open Access au Royaume-Uni. Le très influent Wellcome Trust, organisme de recherche indépendant britannique, a pour sa part annoncé qu'à partir de 2013 toute publication scientifique qu'il financera devra être librement accessible. La Royal Society, autre acteur d'importance, a publié en juin 2012 un rapport intitulé "La science comme une entreprise ouverte", qui recommande également l'adoption de l'Open Access, notamment pour améliorer la communication de la science auprès du grand public.

En choisissant le modèle "Gold OA", le Royaume-Uni, dont les publications scientifiques représentent 6% du total mondial, fait le pari que les autres pays grands contributeurs de la science suivront. Plus la transition vers un modèle global "Gold OA" sera rapide, moins le cout de cette transition sera élevé pour le Royaume-Uni.

Dans son annonce, le gouvernement britannique à tenté de rassurer les éditeurs dont les modèles d'affaires seront profondément impactés. Mais cela n'as pas empêché l'apparition de tensions entre académiques et éditeurs ces derniers mois. Plus de 12.000 chercheurs ont ainsi décidé de ne plus soumettre leurs publications dans des revues de l'éditeur Elsevier pour protester contre ses pratiques tarifaires trop élevées.

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Code brève
ADIT :
70989

Sources :

http://redirectix.bulletins-electroniques.com/FZ0f4

Rédacteurs :

Pierre Chzranowski

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Origine :

BE Royaume-Uni numéro 117 (19/09/2012) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70989.htm
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