Le 12 novembre 2012, l'université technique de Delft (TU Delft) a ouvert un nouveau centre de recherche en Chine, en collaboration avec l'université de Wuhan, dans les domaines de l'information géographique, la géodésie et la télédétection. Après avoir connu un grand succès avec un centre de recherche sur l'éclairage LED à Beijing l'année dernière, ce nouveau centre de recherche est le premier d'une coopération internationale plus large. Deux autres centres vont suivre dans les prochains mois, un sur la thématique de l'eau et un second concernant les systèmes urbains et l'environnement.
Pour le président de l'université Dirk Jan van den Berg, cette initiative se situe dans une démarche logique : "ces dernières années, non seulement nos employés, mais aussi nos financements de recherche sont devenues plus internationaux". La Chine -qui en ce moment met à disposition d'excellentes conditions de travail avec d'importants budgets ainsi que des laboratoires modernes et un grand vivier de jeunes chercheurs - est un partenaire idéal pour une collaboration internationale. "Avec ce centre de recherche, nous permettons [aux scientifiques de Delft] d'accéder aux moyens chinois et nous leur donnons la possibilité d'approfondir leur expertise".
L'information géographique, l'eau et les infrastructures intelligentes
Les thématiques de recherche n'ont pas été choisies au hasard : ce sont des domaines dans lesquels la TU Delft est fortement réputée et qui touchent également les besoins, les préoccupations et les intérêts de la Chine.
L'information géographique, c'est-à-dire la saisie de l'environnement dans des cartes 3D, est importante dans l'aménagement du territoire mais peut aussi être utilisé en cas de catastrophes naturelles comme des inondations. Les recherches sur la télédétection permettront quant à elles de mieux comprendre des processus à l'origine des tremblements de terre.
L'eau est depuis longtemps un secteur qui suscite la préoccupation de la part du régime chinois, notamment en ce qui concerne la protection côtière, les inondations et la technologie offshore, mais également l'approvisionnement en eau potable, les ports et l'énergie hydraulique. La collaboration de la TU Delft avec l'université de Johai à Nanjing est prévue pour les dix prochaines années.
La coopération avec l'université de technologie de Chine méridionale à Guangzhou se concentrera sur le développement de systèmes urbains durables et intelligents. Les travaux de recherche communs s'orienteront en priorité l'énergie, le transport, le téléphone, l'eau et les déchets, la construction verte et intelligente, ainsi que le respect de la qualité de vie dans les quartiers.
Un nouveau centre au Brésil
Quelques jours plus tard, le mercredi 21 novembre 2012, était inauguré le centre "TU Delft-Brasil" à Campinas. Ce nouvel institut sera dédié à l'étude de nouveaux bio-matériaux renouvelables et aux bio-carburants (en particulier, la production de bio-éthanol à partir de bagasse, le déchet de la canne à sucre).
"Le développement d'une bio-économie durable est important pour tous. Les Pays-Bas sont très présents dans l'industrie chimique et énergétique et veulent s'orienter vers des moyens de production durables. Le Brésil a une forte connaissance et une grande expérience dans la production à grande échelle de bioéthanol et de denrées alimentaires. Une implantation permanente va permettre d'intensifier notre collaboration en matière de "bio-innovation" dans les domaines des énergies renouvelables et de la chimie verte", a affirmé Luuk van der Wielen, professeur de bio-économie à la TU Delft et directeur exécutif du partenariat public-privé BE-Basic [1].